Amendement Marini : une nouvelle tentative au profit des plus riches ?
Par Rouen Socialiste • 8 déc, 2008 • Catégorie: A la Une, Politique •Cet amendement, escamoté devant les protestations, proposait la déduction des pertes boursières des revenus imposables et précisait « La perte de recettes résultant pour l’Etat des I, II et III est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits », en clair le contribuable de base allait compenser.
Malgré le retrait de ce ballon d’essai pour repousser un peu plus loin la limite de l’acceptable par les français, le message était clair : spéculez, si vous perdez (très chers amis) on vous rembourse.
Le même Marini avait déjà déposé un amendement pour autoriser les contribuables bénéficiant du bouclier fiscal à procéder eux même à la déduction du possible trop perçu avant paiement. Les motivations valaient le détour « En outre, ceci nourrit des rumeurs de « chèques » versés à des contribuables, relayées par la presse, sapant ainsi un dispositif dont la légitimité est pourtant incontestable ». Pour éviter les gros chèques de remboursement qui font désordre, faites votre déduction vous-même.
On aimerait autant de sollicitude envers ceux dont les revenus sont issus de leur travail.
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[...] quelques pour cent en un an de la valeur des titres, 10 000 euros de pertes sur 25 000 de cession, ce ne sont pas les contribuables à l’ISF qui auraient sablé le champagne. Honnêtement, il y a parfois des gens obligés de liquider à la va-vite un portefeuille de titres [...]
Pas les contribuables à l’ISF sans doute,pas ceux qui bénéficient du bouclier fiscal non plus, ils sont au dessus de ces contigences.
Seuls 15% des français détiennent des actions, dont une partie par l’intéressement.
Effacer 10.000€ de pertes concernerait donc quelques milliers de français et si le montant est anecdotique pour un assujetti à l’ISF, il ne l’est pas pour un salarié au SMIC qui aurait eu lui la chance de mettre la main au porte monnaie pour payer ce nouveau cadeau aux plus riches par une augmentation de la fiscalité. Joli tour de passe-passe !