Article écrit

  • le 09.02.2009
  • à 09:49
  • par Rouen Socialiste

Emplois de Vie Scolaire et précarité 9

fév9

Les Emplois de Vie Scolaire se trouvent  en situation difficile. En contrats précaires dans les écoles après 2 ans de bons et loyaux services , ils vont se retrouver au chômage sans avoir bénéficié d’aucune formation et sans aucune validation de leurs acquis, Voici le lien pour signer la pétition de soutien.

http://jesigne.fr/nonaprecaritedansleducationnationale

le site des EVS http://evs-avs-loirebretagne.monforum.fr/index.php

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il y a 9 commentaires pour cet article

  1. Le emplois vie scolaire……..les programmes de casse sociale…….l’emploi précarisé.

    1998, Lionel Jospin devient premier ministre et remet en place une programme socialiste. Les emplois jeunes restent pour moi une des mesures d’exception.

    Premier contrat de travail de 5 ans payé au minimum syndical, certes, mais surtout pendant une periode ineressante pour le jeunes ( 5 ans d’emploi….ce n’est pas rien)

    Voyez-vous chers lecteurs et lectrices, je me souviens de cette periode et de la rétissence des syndicats à voir ce qu’ils osaient appeler une nouvelle précarisation de l’emploi.

    Je me souviens de ces enseignants, de ces personnels de mairie….d’ici de là…..pas toujours satisfaits de cette mesure.

    Aujourd’hui lorsqu’on regarde le travail de la droite nationale, on se rend compte que la mesure de Jospin c’était autre chose que de la casse sociale et de la précarisation de l’emploi.

    Il y a une diférence entre la droite et la gauche……c’est indéniable. Il n’y a pas qu’aux politiques de s’en rappeler, mais nos électeurs doivent s’en rendre compte plus souvent.

    Si nous voulons remporter les prochaines élections nationales, il est claire que nous devons rassembler au delà des personnes…..autour d’un projet politique fort et sans ambiguité ni dérives visant à plaire à l’électorat versatile aux tendances nationalistes;

    Reprendre les symboles de la gauche, c’est s’attaquer aussi au capiltalisme et revenir à cette déclaration de principe pour y remettre une autre logique idéologique que celle de l’économie de marché.

    Reprendre le drapeau socialiste non pas comme dans une procession bien propre, mais comme symbolique d’une révolution politique dont la France a besoin……Revenir non pas à une logique d’élu gestionaire, mais développer le mouvement comme un soutien social auprès de ceux qui souffre de la politique de Sarkozy en développant des réseaux d’entraide humain.

    Et surtout…..Bâtir un projet socialiste, c’est aussi se rappeler de Marx et non de ford……….Bref la révolution c’est aussi en interne.

  2. carabin dit :

    emplois aidés ? non emplois piégés; On prend, on utilise, on fait espérer, on mène en bateau puis on jette.
    Et bientôt l’état embauchera d’autres personnes avec des contrats équivalents qui subiront le même sort : retour à la case précaire après avoir cru pendant 2 ans à l’insertion professionnelle.
    L’état embauchera à nouveau parce que les tâches exercées par les EVS sont indispensables dans les écoles : aide des directeurs dans les tâches administratives, gestion des ateliers informatiques, des bibliothèques, adulte supplémentaire auprès des enfants, accompagnement des enfants en situation de handicap ….
    Alors soutenons les EVS, AVS en signant la pétition avec le lien. C’est urgent : au mois de juin ils retourneront tous à la case Pole emploi.

  3. Michelin Muriel dit :

    Merci pour votre article , et d’avoir mis sur votre site la pétition et le forum
    Je me permets de vous poster le compte rendu du colloque de l’UNCEVS à Paris le 4 Mars
    Nous vous souhaitons bonne lecture .
    Pour l’UNCEVS
    Muriel Michelin

    Colloque Uncevs « Précarité : fatalisme ou stratégie revendicative ?
    COMPTE RENDU DIMANCHE 15 MARS 2009
    10H – 16H30 SALLE DU SNUIPP
    12, rue Cabanis 75 013 Paris

    REUNION ORGANISEE PAR Union nationale des collectifs employés de vie scolaire (UNCEVS)

    PRESIDENT D’HONNEUR Mr Philippe Meirieu

    PARTICIPANTS-INTERVENANT Mme Muriel Michelin , Mr Yves Briand, Mme Catherine Perret (représentante national CGT), Mr Alain Rael (représentant national SNUDI-FO), Mr Gilles Moindrot (secrétaire national SNUIPP), Mme Michèle Zorman (secrétaire nationale SGEN-CFDT).
    Étaient excusés : Phillippe Meirieu (président d’honneur), François Cocq (PG)

    30 MINUTES OUVERTURE DU COLLOQUE MURIEL MICHELIN PRESIDENTE UNCEVS
    LE MOT DE BIENVENU DE L’UNCEVS

    LECTURE DU DISCOURS DE BIENVENU DU PRÉSIDENT D’HONNEUR

    MR PHILIPPE MEIRIEU
    PROFESSEUR DE SCIENCES DE L’EDUCATION
    LECTURE DU TEXTE ROLAND GORI

    PSYCHANALYSTE
    JOURNALISTE LIBERATION
    MEMBRE- FONDATEUR DE « L’APPEL DES APPELS »

    “ Je regrette vraiment de ne pouvoir participer à ce rassemblement pour vous dire de vive voix ma solidarité et mon soutien. Le sort qui vous est réservé aujourd’hui est indigne de l’Education nationale. Il est indigne d’un ministère dont le devoir, dans une République, serait de montrer la voie par un comportement exemplaire à l’égard de ceux et celles qu’il emploie. On ne peut travailler à la démocratisation de l’accès aux savoirs et à l’émancipation des élèves, on ne peut prétendre lutter contre tous les handicaps et toutes les injustices si, par ailleurs, on ne permet pas à tous ses personnels de trouver une place digne et de se sentir reconnu et valorisé. Qui dira le scandale d’une administration qui traite des êtres humains comme des objets, quand ce n’est pas comme des déchets ? Qui dira l’incurie d’une administration qui “bouche des trous” sans se préoccuper de l’avenir des personnes ? Qui dira l’incompétence d’un État incapable d’appliquer pour ses propres services les préconisations, comme la Validation des Acquis de l’Expérience, qu’il impose par ailleurs ? Qui dira à quel point l’indifférence ostensible à ceux qui sont dans les situations les plus précaires prépare une société inhumaine, une société de l’exclusion.
    Parce que l’UNCEVS exprime avec justesse et dignité les demandes légitimes de milliers de personnes, elle doit être entendue. Parce que ses demandes rejoignent un grand mouvement d’ampleur nationale qui refuse que la loi du marché écrase systématiquement les personnes, elle s’inscrit dans la dynamique que nous avons initiée avec “L’APPEL DES APPELS”. Parce que cette dynamique doit être encore amplifiée, il faut poursuivre le travail solidaire, refuser les divisions artificielles, récuser les oppositions factices. Que tous ceux qui croient en l’éducabilité des enfants – même les plus fragiles – comme en la formation des personnes – quelles qu’elles soient -, se mobilisent pour faire triompher la confiance en l’homme. L’éducation est une grande cause nationale et elle doit le rester, même en dehors des périodes de campagne électorale. Le ministère de l’éducation ne peut se gérer avec désinvolture et il ne doit jamais perdre de vue les idéaux républicains. Les citoyens doivent faire entendre leur voix pour que chacun trouve une place dans un monde où nous avons plus que jamais besoin du concours de chacun.
    Je suis heureux de soutenir personnellement l’UNCEVS et d’avoir été désigné pour en être son président d’honneur. Je serai à ses côtés pour exiger un traitement digne des “employés de vie scolaire”, une reconnaissance de leurs compétences et une formation leur permettant de s’intégrer pleinement dans l’École de la République.”
    Philippe Meirieu

    Je vous adresse juste ces quelques mots pour vous dire que nous sommes de tout cœur avec vous et que j’ai particulièrement apprécié votre intervention juste et pertinente à notre journée du 31 janvier de l’Appel des appels.
    La manière dont une société traite la vie scolaire et ceux qui la prennent en charge révèle les valeurs qu’elle veut promouvoir au sein de la culture. Si, comme on le dit depuis des Lustres, l’enfant est le père de l’homme, on peut sérieusement s’inquiéter des mutants que notre civilisation consumériste et anthropotechnique prépare pour la survie de
    l’espèce ! Qui osera encore prononcer les borborygmes inquiétants et stigmatisants d’entant tyran sans devoir prendre en compte la manière dont le pouvoir met en place les conditions de vie à l’école et de tous ceux qui en font une œuvre d’existence? A moins que cette destructuration de la vie scolaire et ce mépris pour ceux qui le rendent possible ne fassent partie d’un projet économico-politique visant à confier aux chaînes de télévision privées le soin d’élever
    nos enfants. De Baby First à Senior End, le pouvoir déléguerait ainsi aux media qu’il contrôlerait le soin d’un élevage
    néolibéral de l’espèce pour mieux fabriquer ses opinions, intérioriser ses normes de comportement et apprendre à se soumettre librement à la logique du marché. Votre combat est aussi une résistance à cette normalisation sociale de l’enfant et de la vie scolaire afin de promouvoir des idéaux de dignité, d’égalité et de partage dans une société qui les désavoue tous les jours un peu plus dans les gestes ordinaires de l’existence.
    Bon courage et avec toutes mes amitiés,
    Roland Gori

    45 MINUTES INTERVENTIONS REPRESENTANTS SYNDICAUX SNUDI-FO/CGT/SNUIPP/SGEN-CFDT
    MR ALAIN RAEL
    REPRESENTANT NATIONAL SNUDI-FO

    MME CATHERINE PERRET
    REPRESENTANT NATIONAL EDUCATION CGT

    GILLES MOINDROT
    SECRETAIRE NATIONAL SNUIPP
    MICHELLE ZORMANN

    SECRETAIRE NATIONALE
    SGEN-CFDT

    « …Les syndicats force Ouvrière de l’Enseignement et de la formation défend devant la justice prud’homale les dossiers qui lui sont confiés…elle a obtenu dans toute une série de départements des jugements favorables aux evs, comme la reconnaissance de la non récupération sur le temps de travail des congés scolaires, ou une requalification de CAE en CDI par exemple…..

    Ces contrats ont-ils pour objet comme cela a été déclaré par l’État d’être des « tremplins vers l’Emploi » ?
    Non. Le non renouvellement des salariés sur leur emploi à l’échéance de leur contrat et le recrutement d’autres salariés pour effectuer les mêmes missions sur le même emploi en est une démonstration criante, une aberration du droit du travail que rien ne peut justifier.
    Ces contrats ont-ils pour objectif de permettre aux sans emploi de suivre une formation professionnelle qualifiante et diplômante ?
    Non, Puisqu’aucun accès à des formations professionnelles n’a jamais été budgété spécifiquement dans l’Éducation nationale pour les contrats aidés, lé en contradiction avec les articles du code du travail qui définissent la nature des contrats aidés…
    Pour quelles raisons les gouvernements quelles que soient leurs orientations politiques ont-ils multiplié depuis les années 80 les contrats précaires ?
    Parce que les contrats précaires constituent des variables d’ajustement pour les statistiques du chômage….

    …Les missions qu’effectuent les evs dans les écoles et établissements scolaires sont reconnues comme pérennes, que ce soit l’aide administrative à la direction d’école ou l’assistance à enfants handicapés…
    Si ces missions sont pérennes les emplois doivent l’être aussi !

    Proposition Snudi-FO : A l’ensemble des organisations présentes, initiative d’une mobilisation nationale pour exiger de C.lagarde et de X.Darcos des garanties pour le renouvellement de tous les evs sur leur emploi et quelle soit l’échéance de leur contrat.

    …Les contrats aidés (contrat avenir et contrat adaptation à l’emploi) au sein de l’Éducation nationale sont des emplois de substitution à des emplois statutaires….
    ….Suite à une rencontre avec le secrétaire d’État de la fonction publique, Mr Santini, nous avons demandé à ce qu’il soit appliqué les droits publics à des salariés en contrat de droit privé travaillant dans l’Éducation nationale. Nous considérons comme mesure discriminatoire des durées de contrat aidés de 10 mois au lieu 12 uniquement basées sur une logique d’économie budgétaire spoliant les salariés en contrat aidé de leur droit au congé scolaire au même titre que leur collègues de l’éducation nationale…
    …Notre revendication syndicale porte également sur la mise en place du Pôle emploi dont la fusion ANPE-Assedic difficile à mettre en œuvre risque dans la situation présente d’aggraver très fortement la situation déjà précaire des personnes en insertion…
    ..nous demandons également au gouvernement de revenir sur sa politique de suppression de 10 000 emplois dans la fonction publique. Au contraire il s’agit de créer des emplois pérennes pour les evs-avs et d’accentuer le droit à des formations qualifiantes (gratuites) pour ce personnel. Ces emplois pérennes sont essentiels notamment dans l’accompagnement scolaire des enfants handicapés. Ces derniers ont droit à une stabilité du personnel qui les entoure.

    Proposition CGT : mise en route d’un plan pluriannuel de recrutement d’un personnel compétent à la scolarisation des enfants handicapés
    Accord de principe pour la proposition du Snudi-FO d’une journée nationale contre la précarité dans l’éducation nationale ;

    …pour le Snuipp, la reconnaissance de votre emploi d’evs (contrat avenir ou contrat d’adaptation à l’emploi) est une nécessité car votre présence au sein des communautés éducatives des écoles se révèle indispensable. Cette reconnaissance de ce travail passe par la pérennisation des postes evs-avs, clé indispensable à la stabilité du personnel au sein de la communauté éducative d’une école.
    …. le développement du contrat aidé au sein de l’education nationale est un véritable défi pour l’organisation syndicale Snuipp….elle lui impose d’être attentive, au quotidien, aux respects des droits de ce personnel en contrat de droits privés…. En particulier, sur l’exigence de faire imposer par l’employeur, l’education nationale, les actions d’accompagnement et de formation qualifiante (VAE), qui sont la base essentielle d’ouverture vers de nouveaux métiers.
    ….La question du respect de ces droits est fondamentale. Comme rien n’est fixée dans le marbre, elle impose d’établir un « mémo » détaillé de ses droits afin que dans la multiplication des actions envisagée par le SNUIPP, dans la mobilisation aussi à long terme contre la précarité galopante (dixit les 5000 médiateurs en contrat aidé), nous arrivons à être une force solide, pertinente de contre-proposition au sujet des contrats aidés.
    L’appel intersyndical de mobilisation du 19 mars fait parti de ces actions contre cette précarité galopante…
    …Sur la question de l’accompagnement et de la formation des evs, il est scandaleux que l’Education nationale ne soit pas capable d’assurer ces formations en fonction de l’histoire différente de chacun des employés de vie scolaires.
    …Il est exact de le dire : la précarité est à réfléchir pour une organisation syndicale et lui pose un défi réel. Une piste : la formation ? Vous avez bien sur le soutien plein et entier de notre organisation. Je vous demanderai une chose en échange : que vous arriviez à vous mobiliser encore plus nombreux.

    ….Ce colloque constitue un moment important de votre association pour la défense au quotidien des evs-avs. Par ce rôle de défense quotidienne de chercher à améliorer les conditions d’exercice de votre travail au sein de la communauté éducative des écoles depuis 3 ans, le syndicat sgen-cfdt vous reconnait pleinement la capacité et la compétence à « jouer » auprès de nous un rôle d’aiguillon de réflexion sur la place des employés de vie scolaire (evs) et assistant de vie scolaire (avs) dans l’éducation nationale…
    …Pour le sgen-cfdt, l’accompagnement des enfants handicapées par des acteurs salariés tels que les evs-avs constituent un « vrai métier ». Cet accompagnement se doit être tributaire d’une valorisation professionnelle passant par la Validation d’Acquis de l’Expérience (VAE), gage indispensable d’une reconnaissance professionnelle incontestable….
    …Nous ne pouvons accepter que perdurent indéfiniment des situations de précarité de salariés sans un minimum de salaire décent pour vivre….
    …Il faut aussi pour le personnel evs de contrat de droit privé souhaitant rester dans le « métier » que l’Education Nationale leur offre la possibilité de faire passer les concours en reconnaissance de leur travail accompli à ce jour, ceci au même titre que les salariés exerçant dans la fonction publique.
    …Actuellement, 5000 emplois précaires (des médiateurs scolaires) en contrat aidé de même nature que les vôtres sont créés. Il n’est pas imaginable pour le Sgen-cfdt que les erreurs, les anomalies constatées par votre association depuis 3 ans puissent perdurer…
    Je tiens à remercier de nous avoir invité à ce colloque.

    10 MN INTERVENTION DIVERSE « SAUVONS LA RECHERCHE »
    CYRIL CATELAIN

    RESPONSABLE NATIONAL, Cellule Précarité
    A l’inverse de votre association, nous n’arrivons pas à nous mobiliser, nous les doctorants, post-doctorants sur le sujet qui pourtant nous préoccupent tous : la précarité.
    …un seul chiffre : nous sommes actuellement 10 000 chercheurs précaires en contrat à durée déterminée (CDD). A nous tous seul, nous pourrions créer un centre de recherche à l’mage du CNRS…..A force, 47 % d’entre nous ne font plus de recherche, ils deviennent des commerciaux dans des laboratoires privés…Il faut le reconnaitre, notre problème n’est pas tellement la hauteur de notre rémunération en comparaison de la votre, employés de vie scolaire. Notre problème est la durée des contrats à durée déterminée nous obligeant à une course permanente après des sources de financement pour conduire à bon port nos recherches. Il nous faut attendre la quarantaine pour pouvoir espérer acquérir peut être un peu de stabilité professionnelle….Dans les laboratoires de recherche, cela ne va pas en s’améliorant, tout le personnel (de la femme de service si indispensable aux collègues chercheurs perdus dans ses pensées et expériences de laboratoire) est précaire. …et de surcroit, on nous annonce une baisse future de l’enveloppe budgétaire consacrée à la recherche : – 20% dans le budget !!!
    Le 11 mars, nous organisons une manifestation nationale des chercheurs à Paris. Nous vous invitons. Ce qui nous rapproche dans nos différences, c’est la Précarité.

    …J’écoutais les syndicats s’exprimer tout à l’heure. Je ne suis pas syndiqué. …je voudrais leur dire : C’est au syndicat de venir vers les gens, et non l’inverse. J’en appelle à vous pour nous aider à réfléchir ensemble sur le thème de la recherche.

    30 MN QUESTIONS AUX INTERVENANTS SYNDICAUX – AUTRES UNCEVS-PARTICIPANTS
    QUESTIONS DE LA SALLE

    REPONSES

    Comment obtenir la pérennisation des postes actuellement dans des délais aussi court ?
    Ne peut-on pas essayer de négocier une transformation des contrats aidés en contrat à durée indéterminée ?
    Pourquoi avez-vous accepté de laisser se développer autant de contrats précaires dans l’Education Nationale ?
    Les syndicats ne sont-ils pas préoccupés de s’occuper d’abord de défendre les fonctionnaires titulaires avant de songer à nous ?

    La diversité, la nature des questions posées aux représentants nationaux syndicaux a fait apparaitre des divergences d’appréciation entre syndicats que nous n’avons pas jugé de relever dans ce compte rendu. Il appartenait à chaque représentant national d’apporter les réponses en un lieu ou espace plus approprié.

    30 MN INTERVENTIONS DES REPRESENTANTS POLITIQUES

    PARTI DE GAUCHE- FRANÇOIS COCQ – REPRESENTANT NATIONAL EDUCATION

    PARTI DE GAUCHE
    REPRESENTANT NATIONAL
    PARTI SOCIALISTE Le parti de Gauche (PG) tient avant toute chose à remercier l’Union nationale des collectifs d’employés de vie scolaire pour l’invitation qui lui a été faite à participer au colloque de ce jour. Croyez bien que ce sont les seules contraintes matérielles et d’agenda qui nous empêchent d’être présents à vos côté. La situation singulière des EVS, si elle nécessite une réponse forte sur cette question spécifique, nous interpelle en effet également plus largement sur de nombreuses questions relatives tant au salariat qu’à l’éducation nationale. Par cette modeste contribution, nous souhaitons donc alimenter le riche débat que, nous n’en doutons pas, vous êtes en train de mener.
    Mais avant d’aller plus avant, nous ne pouvons nous soustraire à la période que nous connaissons. J’entends par là cette crise financière, puis économique mais surtout sociale que nous traversons, dont nous ne sommes malheureusement pas près de sortir, et dont les plus fragiles sont comme toujours les premières victimes. C’est aussi à l’aune de ce moment de l’histoire qu’il faut lire le non-renouvellement de contrat pour les EVS. Quand de l’argent est trouvé du jour au lendemain pour alimenter les banques, les salariés se contentent des miettes. Le libéralisme, du moins celui auquel nous sommes confrontés depuis une trentaine d’années, précarise l’ensemble du salariat pour mieux pouvoir le contrôler. Alors que 90 200 demandeurs d’emplois supplémentaires ont été recensés en janvier, que rien n’est fait par le gouvernement actuel pour aider ceux qui en ont pourtant le plus besoin, il faudrait à notre sens bien sûr aller vers un nouveau statut du salarié.. Un statut du salarié qui inclurait avec une sécurité sociale professionnelle financé par un fonds patronal et garantissant la continuité des droits en cas de perte d’emploi ou de chômage partiel. C’est l’une des mesures que propose le Parti de Gauche.
    Plus spécifiquement, la situation qui sera réservée dans quelques mois aux EVS est choquante pour plusieurs raisons. Il est tout d’abord toujours inadmissible de se séparer de la sorte de salariés qui ont rendu des services reconnus et appréciés pendant 3 ans. D’autre part, force est de constater que l’Etat n’a pas rempli les obligations auxquelles il était tenu selon les termes des contrats signés (des obligations de formation, d’insertion professionnelle, d’accompagnement vers un emploi stable et durable). Nous tenons également à réaffirmer ici que les fonctions remplies par les EVS correspondent à des besoins réels qui devraient servir de support à des emplois statutaires pérennes. Enfin, ces EVS 1° génération seront remplacés par une autre génération d’EVS : c’est institutionnaliser une « précarité tournante » (il est prévu qu’il sera fait appel à des d’autres titulaires de minima sociaux avec des contrats encore plus précaires !).
    Au-delà des EVS, il s’agit surtout d’un projet plus global de société. Le cas des EVS n’est malheureusement pas isolé. On assiste en effet à une volonté sourde de précariser les différents niveaux du secteur de l’Education. Le cas des enseignants vacataires en est une illustration : recrutés pour un contrat ne pouvant pas dépasser au cours de l’année 200 heures, privés de nombreux droits, sous-payés, ils symbolisent la précarisation poussée à son paroxysme. La suppression des MISE (maître d’internat et surveillant d’externat) s’est faite dans une logique identique : ils ont été remplacés par des AE (assistants d’éducation) au statut plus fragile. Alors que les premiers étaient recrutés principalement parmi des étudiants sur critères sociaux, les AE le sont sur entretien avec le chef d’établissement. Si le contournement de règles claires et affirmées pouvait être de mise (ne le nions pas !), cela restait l’exception. Avec ces nouvelles modalités l’arbitraire peut devenir la règle !
    C’est qu’en filigrane se dessine un mode de gestion fondé sur les fondamentaux du libéralisme que l’on veut appliquer au secteur de l’Education nationale en particulier, à l’ensemble des Services publics en général : gestion managériale, assimilation de l’école à une entreprise, introduction des modalités de recrutement en vigueur dans le privé, lutte contre les statuts des personnels, souhait d’une plus grande autonomie dont sait qu’elle est le vecteur d’une gestion libérale etc…
    Face à cela, nous tenons au Parti de Gauche à réaffirmer quelques grands principes. Nous ne pouvons cautionner des processus qui tendent à généraliser insidieusement (au fur et à mesure de moins en moins insidieusement étant donné que les esprits ont été progressivement habitués à cet état de fait…) la précarité dans le système éducatif. Pour autant, une fois que des personnels précaires ont été recrutés, ils deviennent des salariés à part entière (avec une capacité à faire valoir les droits de tout salarié amoindrie, faut-il préciser) : pour cela, ils méritent d’être défendus avec force et conviction. La fin de leur contrat peut s’apparenter à une forme de licenciement déguisé.
    Des solutions sont à trouver très rapidement, tout en cherchant à éviter deux écueils symétriques tout aussi dommageables. Le premier consisterait, au motif de refuser toute forme de précarité, à abandonner les EVS à leur sort. Le second serait, par un effet inverse, de contribuer (contre son gré) à donner droit de cité à des formes nouvelles de précarité accrue en cassant les statuts de la fonction publique fondés, notamment, sur des modalités de recrutement précises accordant la primauté au concours anonyme. Souplesse adaptée et réaffirmation de principes doivent pour l’occasion cohabiter.
    Il convient également de les inscrire dans un projet plus global de lutte contre les tentatives de précarisation touchant l’ensemble du secteur de l’éducation (enseignants vacataires, assistants d’éducation, personnels TOS etc…). Cela passe par la création d’emplois publics statutaires, à rebours de la vulgate libérale stigmatisant cette forme d’emploi.
    La question est de savoir comment les titulariser. La titularisation au titre des seuls états de service même d’une durée de 3 ans pose le problème du statut. Pour autant ils peuvent et doivent être pris en considération dans le processus. L’obligation de formation inscrite dans la loi Borloo et les contrats signés doit intégrer la perspective d’une préparation à un concours en vue d’une titularisation dans la fonction (sans négliger la préparation à d’autres concours dans d’autres secteurs).
    On s’aperçoit qu’il est nécessaire de construire un projet équilibré. Se pose en filigrane la possibilité d’un échec au processus de titularisation qui, si elle ne doit pas servir de justification commode à une séparation avec ces personnels au motif d’une méritocratie dévoyée, ne doit pas être non plus écarté au nom d’une part nécessaire de mérite.
    On le voit donc bien, la question des EVS et la juste lutte qu’ils ont entreprise dépasse largement le seul cadre de ces salariés. Des réponses plus globales doivent être apportées rapidement et, dans l’attente de la mise en œuvre de celles-ci, des solutions doivent être proposées pour les personnels dont le contrat arrive à échéance fin juin.

    MONSIEUR LAURENT TOUZET – PARTI SOCIALISTE NATIONAL

    Mr Laurent Touzet précise qu’il travaille aux espaces verts de la Ville de Paris et s’excuse de fait de ne pas avoir pu se libérer pour la matinée consacrée aux interventions des organisations syndicales. Il est secrétaire fédéral de la commission Education de la section Parti Socialiste de Paris.
    …C’est à la demande de Bruno Juliard , secrétaire national à l’Education que je représente le Parti Socialiste et ma présence ici sera de lui rendre compte aussi des travaux du colloque de l’Uncevs.
    …votre situation n’est pas le fruit du hasard. Je pense que vous en êtes parfaitement conscient. Cette situation de précarité que vous vivez est du fait d’un gouvernement obéissant d’abord à une logique budgétaire comptable et une logique idéologique : esprit individualiste de la droite, recherche de la performance individuelle au détriment de valeur de solidarité et de justice sociale.
    …outre, le scandale d’une rémunération insuffisante des salariés en contrat aidé se double du scandale de déboucher sur…rien !
    …La volonté du gouvernement de droite de « casser le service publique » se double d’une volonté d’Etat de se désengager de ses responsabilités au détriment des collectivités territoriales….
    …Le Parti Socialiste engagé actuellement dans un travail de reconstruction interne a beaucoup à faire, à apprendre des attentes des salariés de l’Education nationale.
    ….parce que le rôle des équipes pédagogiques est fondamentales pour l’éducation nationale, nous estimons que les employés de vie scolaire (evs –avs) ont largement prouvé leur compétence au sein de l’Education Nationale et se doivent être pérennisés à leur poste.
    …Nous assurons à l’Uncevs notre entier soutien à leur combat pour plus de justice sociale dans ce Pays.

    45MN INTERVENTIONS SPONTANEES SUITE QUESTIONNEMENT SALLE

    DAVID TAIEB

    RESPONSABLE SITE
    “TOUTEDUC.FR”
    PIERRE MARJERIE

    SECRETAIRE FEDERAL SGEN-CFDT

    YVES BRIAND
    TRESORIER UNCEVS

    FABIENNE
    REFERENTE UNCEVS

    XXXX
    Les questions posées par l’assemblée révèlent un conflit entre deux préoccupations contradictoires:

    1) Comment obtenir la reconnaissance de ces trois années d’expérience, dans le cadre de la VAE (Validation des acquis de l’expérience), pour l’obtention d’un diplôme ou l’entrée dans un autre corps de métier (médico-social ou autre)?

    2) Comment obtenir la pérennisation des postes d’EVS/AVS au sein de l’institution scolaire, par la définition de métiers et la possibilité d’une titularisation?

    L’Urgence vous dicte de préparer votre sortie et votre souhait justifié vous dicte de trouver les moyens de rester.
    Et c’est là que réside toute la difficulté de votre situation.

    La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) est un élément essentiel de la formation du salarié très mal pratiqué. Pour permettre une reconnaissance de professionnalisation de l’assistance à la direction d’école ou d’enfants handicapés, il est nécessaire d’établir un référentiel métier. Dans le cas de l’assistance à enfants handicapés, ce référentiel métier a été élaboré par l’Unaisse, association d’avs, similaire à l’association Uncevs. Il serait judicieux de s’en inspirer pour les evs.

    Les actions prud’homales relevées ici ou là dans des départements sont avant tout le fait de salariés evs qui, avec l’aide ou le soutien d’un syndicat de référence, ont obtenu dans la majorité des cas satisfaction.
    Toutefois, si dans un tribunal administratif donnant satisfaction à un salarie en litige avec son administration, ces attendus s’appliquent bien de fait à l’ensemble des salariés de l’administration concernée, dans le cadre d’une procédure prud’homale, les attendus de jugement s’appliquent au seul salarié. L’action prud’homale collective demeure possible toutefois.

    …pour continuer à défendre les précaires evs-avs même après juin 2009, il nous faut être « dedans » pour combattre …l’Etat avait les moyens pour financer les contrats aidés …il peut continuer à le faire. Actuellement, en Aquitaine, nous n’avons plus de référent syndical. Celui qui nous soutenait jusqu’à présent a pour des raisons personnelles décidé de ne plus suivre notre dossier. Pourtant, nous nous battons… Nous avons envoyé un questionnaire aux parents, aux directeurs d’école pour savoir ce qu’ils pensent de notre situation, de notre « métier ». …Nous avons des retours positifs…au lieu de cela, les syndicats nous lâchent…nous avons vraiment un sentiment d’abandon.

    …Ne serait-il pas possible de transformer les postes evs en Atsem ? Dans plusieurs départements, des mairies ont accepté fin juin 2008 de prendre à leur charge financièrement les evs des établissements scolaires de leur commune quand leur contrat n’a pas été renouvelé par l’Education nationale…
    Le transfert de compétence de la prise en charge budgétaire des postes evs de l’Etat vers les collectivités territoriales doit-il être vraiment un sujet tabou face à la crise sociale actuelle ?

    OBSERVATEURS Régis Metzger (responsable national Snuipp),Judith Fouillard (responsable national Snuipp) Pierre Marjerie (secrétaire fédéral Sgen-cfdt), André Dji (Handispeed), David Taieb (touteduc) et tous ceux ou celles dont les noms n’ont pas relevés.

    Les remerciements à l’ensemble des référents evs de l’Uncevs qui, par leur envoi de compte rendu personnel, aura permis aussi de réaliser ce compte rendu.

    Le 09/03/2009
    Yves Briand
    Trésorier Uncevs

  4. Muriel Michelin dit :

    L’UNCEVS INTERPELLE LA HALDE
    Pour votre information
    Merci

    Union Nationale des Collectifs d’EVS
    Co : Madame Muriel Michelin
    Objet : devenir des contrats aidés
    Et la fin des contrats des Employés de Vie scolaire
    Génération 2006/2009

    A l’attention de Mr le Président de la HALDE, Mr Louis Schweitzer
    A l’attention de Mr Amar Dib, Sociologue de la HALDE
    A l’attention de Mme Marie-Lucie Cavrois, Directrice des affaires juridiques de la HALDE

    Madame, Messieurs,

    Permettez-moi tout d’abord de me présenter, je me nomme Muriel Michelin et je suis à ce jour pour quelques semaines encore, Employée de Vie Scolaire dans une école maternelle à Nantes. Je suis également la présidente de l’association UNCEVS (Union Nationale des Collectifs des Employés de Vie Scolaire). Cette dernière a pour objectif de lutter contre la précarité, défendre la légitimité de cette profession fraichement créée, en collaboration avec ses partenaires syndicaux, et l’ensemble des acteurs institutionnels.

    Le dispositif des EVS/AVS à pris une ampleur considérable dans le cadre de la mise en œuvre du protocole sur la direction d’école, et sur la prise en charge des enfants porteurs de handicap. Les contrats Borloo (cohésion sociale), je vous le rappelle sont des contrats dérogatoires sous forme de CAE (Contrat accompagnement à l’emploi) et CAV (contrat d’avenir), en CDD, pour une durée maximale de 18 mois pour les CAE et 36 mois pour les CAV.

    Depuis octobre 2008 et jusqu’à fin juin 2009, ce sont 42.500 EVS qui vont être exclu du dispositif contrat aidé pour rejoindre le Pôle Emploi, parce qu’ils ont atteint la limite de leur exercice et de leur contrat.
    Si je vous sollicite, par ce courrier, c’est pour vous exprimer l’incohérence visible et prouvée de cette loi qui met en cause la stabilité de ces professionnels reconnus et parce que la réglementation le prévoit ainsi. Ces créations d’emplois, mises en place par l’Etat lui-même, renvoient au 30 juin 2009 des personnels expérimentés, qualifiés, sous prétexte d’une barrière réglementaire et que l’Etat utilise comme argument , je cite : « nous ne pouvons pérenniser les contrats , sinon nous serions en infraction…. »
    Nous sommes donc un personnel tremplin comme il est décrit dans la loi, non titulaire, sans statut particulier, minablement rémunéré et de fait, assurément précaire avec tout ce que cela génère.

    Vous n’ignorez sans doute pas, que sur les 15% de non titulaires dans la fonction publique, les contrats aidés ne sont pas pris en compte dans le service public. C’est un manque évident de visibilité, et les preuves ne manquent pas pour affirmer ce fait (rapport Pochard, rapport Létard etc….). Nous les avons lus avec attention. La précarité n’existe pas…

    Les soutiens de l’Union sont larges et multiples : des parlementaires (députés et sénateurs) de toutes appartenances confondues, des organisations syndicales, le corpus des directeurs d’écoles et les enseignants, des parents d’élèves, des associations de parents d’élèves, et celles qui œuvrent pour l’intégration scolaire positive des enfants porteurs de handicap. De fait, ces soutiens utiles, savent, agissent, et reçoivent soit des réponses communes à tout le monde, soit des réponses hors sujet.

    Mais depuis déjà presque 3 ans en poste, nous avons largement constaté que bien des ambigüités n’ont pas été soulevées. Par exemple, la négation des droits, absence de convention collective, manquement des obligations de l’Etat et la liste est longue.
    Cela se traduit donc par une anarchie totale des employeurs, où les uns et les autres se sont autorisés des orientations décisionnelles absolument aberrantes, où d’un département à l’autre et selon les tendances politiques, des EVS ont été ou non renouvelés, où les préfets de région selon leur volonté décident ou non d’octroyer une enveloppe « contrat aidé », et je vous ferai grâce des agissements plus ou moins fantaisistes, grotesques, aberrants jusqu’au plus grave d’entre eux.

    Nous savons et tout le monde sait, depuis le début que ces contrats de 26 heures sont incompatibles avec le rythme scolaire. Un exemple très concret, pour la plupart d’autre nous, nous avons travaillé 28 heures payées 26 heures. Le rythme de l’Education Nationale comprend des vacances scolaires. Alors quel est le régime appliqué ? Aucun ! Je vous invite à lire l’application du L322-4-12 sur la modulation de travail, le 212-4-6 sur le temps partiel modulé. Et nous avons une multitude d’exemples concrets, réels et sérieux sur le plan national permettant d’étayer nos dires.

    De surcroit, l’Union que je représente est très inquiète, et pour cause.
    A ce jour, personne (ou très peu) au gouvernement ne tient compte de ce manque de considération. Cette ignorance dont nous sommes victimes est insupportable. Vous trouverez en pièces jointes quelques courriers afin de vous faire vous-même une opinion sans apriori, neutre, puisque telle est votre mission.

    Sans compter que fin juin 2009, les contrats arrivant à terme, et les EVS sortants, n’auront eu aucune prise en charge pour se « réintégrer au Pôle Emploi », n’auront eu aucune formation qualifiante et professionnalisant en vue de leur sortie, que rien n’est organisé en terme d’accompagnement. Bien sûr, tout est prévu en théorie,dans la loi Borloo, les conventions tripartites, les inspections académiques qui envoient les directives et consignes de fin de contrat. La réalité est toute autre. Lorsque les EVS se déplacent au Pôle Emploi, malheureusement, il n’y a pas de crédit pour les formations, pas de personnels encadrant pour les EVS et nous allons être laissé pour compte …

    Voila ou nous en sommes. Nous ne vous dirons pas non plus, que le Pôle Emploi fraichement constitué présente un tel désordre organisationnel que la plupart des agences ont accumulées un retard entre 4 à 6 mois dans le traitement individuel des dossiers, ce qui revient à dire, que notre sortie annoncée via cette structure, va être un vrai parcours du combattant tant dans l’inscription, qu’au versement de nos toutes petites indemnités. Au rythme ou ces agents avancent et compte tenu de la déstructuration de leur service, nos dossiers ne seront pas traités avant octobre ou novembre 2009.

    Comment allons-nous faire pour honorer nos charges variables et fixes ?

    Je vous laisse imaginer ces EVS qui, affectés par leur perte d’emploi, vont devoir subir les travers administratifs pour monter leur dossier individuel, dans quel état vont se trouver ces ex – personnels de l’Etat, et dans quelle panade ils vont se trouver. Echec dû à la non reconduction de leur contrat, échec du à la constitution de leur dossier de nouveau demandeur d’emploi. Alors, c’est vrai tout est bien, qui finit bien, dans le meilleur des mondes ! La fin du mois de juin s’annonce catastrophique pour l’ensemble de cette profession à voire pire qu’à leur situation initiale. Mais qui s’en préoccupe ? Personne.

    De quelle cohérence parte t-on ?
    Celle du travail, celle d’adultes responsables, celle de la relation humaine ou bien financière ? Nous nous sommes investis pour le bien d’une collectivité du genre humain. C’est une réalité imparable.
    A quel moment nos gouvernants vont-ils se décider à nous écouter, nous entendre, nous recevoir ? A quel moment allons-nous valider une intégration définitive dans la fonction publique ?
    Transformer notre activité en un véritable métier, avec un statut, connaître enfin un déroulement de carrière concourant ainsi à une stabilisation pour l’ensemble des EVS, serait un objectif plus percutant et honorable plutôt que d’éjecter un stock de personnel pour en remettre éventuellement d’autre inexpérimentés à notre place. Nous nous sommes battus pour cela, pour faire résorber la précarité, et nous ne cessons, avec l’ensemble de nos partenaires syndicaux, élus, parents, enseignants, directeur d’école de demander aux institutions de prendre toutes les initiatives nécessaires pour pérenniser nos contrats et nos personnes. Mais incontestablement, l’Etat fait preuve d’une surdité incroyable, mais bien réelle.

    42.500 EVS vont être exclus du monde du travail alors qu’une majorité veut y rester. Nous allons donc assister à une détérioration de cette catégorie professionnelle, puisque nous avons été les premiers EVS à être employés, cela revient à dire et pardonnez moi cette familiarité, que nous avons « essuyer les plâtres ».
    Qui y est sensible en haut lieu ? Personne. L’Etat n’a encore pas réalisé la chance qu’il avait d’avoir du personnel aussi dévoué, motivé pour le travail qui leur incombe.

    Notre association travaille comme vous voudrez bien le supposer afin de trouver des solutions face à la problématique et parer à ce drame social annoncé. Nos pistes sont multiples, et s’orientent vers le « flou juridique » de ce type de contrat, sur les manquements des obligations de l’Etat, sur la façon dont nous sommes traités, etc… Nous considérons être des personnels invisibles, ignorés par sa hiérarchie, ses ministères et sommes de surcroit en déficit de communication.
    Ces manquements rentrent bien dans le cadre d’une forme de maltraitance insidieuse et nous avons bien décodé ces lourds silences qui durent et qui perdurent et qui en disent long.

    Notre association avance dans ses travaux réflexifs avec tous ses partenaires qui ont à cœur de défendre des causes justes, parce que nous sommes une cause juste, il nous faut manifester notre désaccord entre ce qui est écrit dans les documents officiels (législation et réglementation), et la manière dont les choses se passent au quotidien auprès des directeurs/trices d’écoles et sur l’accompagnement des enfants handicapés dans les classes. C’est aussi une réalité évidente que nous aimerions bien vous décrire.

    Nous ne vous dirons pas non plus, que nous sommes comme des sujets invisibles, ignorés par une hiérarchie institutionnelle, des Ministères, et sommes en déficit de communication, qui rentre tout à fait dans le cadre de la maltraitance sociale aggravée. Nous avons bien déchiffré et décoder ces lourds silences qui durent et qui perdurent. Nous allons dénoncer l’existence de ce fléau, que nous ne considérons pas comme tabou.
    Nous faisons face à cette situation dramatique et les témoignages qui nous parviennent sont très choquants.
    Nous avons pris conscience de ce que peut être le « mal traité » à comparer au « bien traité » dans le contexte relationnel entre l’Etat et nous même, dans un dispositif appelé de loi de Cohésion Sociale.
    Nous exprimons aujourd’hui de façon transparente que cette maltraitance que nous subissons est pratiquée par les plus hautes instances du pouvoir français (voir la dernière en date du 1er avril à l’Assemblée Nationale, lors de la question orale, et le courrier que l’Union a adressée au Président de ce groupe parlementaire).

    L’Etat n’entend pas limiter cette pratique pour s’assurer de la quiétude, du confort et de la sécurité envers les EVS, pire encore il la valide envers une catégorie professionnelle extrêmement fragile et vulnérable d’où la dangerosité de leur acte. Personnel démuni, sans pouvoir particulier, sans reconnaissance …Des proies faciles semble t-il.
    Personne n’ignorera les traumatismes très lourds de conséquences, à court, moyen et long terme.
    L’atteinte à leur intégrité, à leur dignité, ne peut plus être occultée. C’est un interdit fondamental universel que de laisser s’instaurer des agissements institutionnels contraires à l’ART R 225 – 4 du code pénal.
    Beaucoup de textes existent et précisent spécifiquement comment combattre certaines formes de souffrance lorsqu’elle a lieu avec les hautes instances.

    J’ai le souvenir de vous avoir lu dans les recommandations que vous préconisez « qu’il fallait clairement professionnaliser et stabiliser le personnel accompagnant, dans un unique but, celui de l’enfant handicapé »
    Vous avez transmis vos remarques réflexives du 23 Février 2009 au gouvernement, à la CNSA, aux MDPH et aux associations concernées.

    Avez-vous des retours sur les suggestions précises concernant notre profession ?

    Il n’est plus possible aujourd’hui de prendre la précarité comme norme de fonctionnement et de la laisser se propager ainsi. Il est de notre droit de demander sa résorption, par un plan de titularisation, d’apporter des modifications à cette loi Borloo, et de proposer dans des brefs délais le réemploi des EVS sortants au 30 juin 2009, après 3 années de travail serein. Cette situation n’est plus supportable ,insoutenable pour l’individu en général, et pour la société.

    Nous n’oublions pas non plus ces petits élèves porteurs de handicap, qui se sont familiarisés, eux et leur famille. Qui va les prendre en charge à la prochaine rentrée ? Sous quelle forme ? Une nouvelle gestion par une autre personne va-t-elle être bénéfique pour l’enfant ? La nouvelle collègue EVS va-t-elle être expérimentée pour effectuer ce travail ? Combien de temps va-t-il falloir aux nouveaux accompagnants pour être opérationnels ?

    Nos collègues AVS (auxiliaire de vie scolaire) sortent eux aussi cette année du dispositif, au bout de 6 années d’exercice, et qu’au fond, nous assistons bien au glissement des AVS vers les EVS …

    Un autre domaine nous préoccupe, et phénomène vécu très récemment, de pratique de censure et de pression envers quelques EVS qui souhaitaient faire un « petit reportage » dans leur école pour ainsi faire connaître le sens profond de leur travail. Les inspections académiques respectives, non seulement ont exprimées un refus catégorique, mais ont usé de leur influence pour maintenir un calme apparent. C’est vous dire si le sujet des EVS est complexe, dérangeant et gênant.

    La question que je me pose :
    QUE PEUX FAIRE LA HALDE, MAINTENANT QUE NOUS LUI AVONS TIRER LA SONNETTE D’ALARME ?
    pour des personnes s’estimant victime d’abus de tout genre, tout ceci porte à croire que notre bataille ne fait que commencer dans son sens le plus fort, et que cela va prendre une ampleur nationale.

    Notre souhait a toujours été la médiation. Vous en avez quelques preuves à lire en pièce jointe. En 3 années de vie professionnelle, à aucun moment les Ministres concernés n’ont daignés nous recevoir, nous écouter, nous entendre.

    Ma démarche d’écriture et d’expression provoquera peut être par votre intermédiaire cette médiation tant espérée.

    Dans cette perspective, je vous prie, d’agréer, Madame, Messieurs, mes salutations les meilleures.

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    Dans un souci d’être extrêmement claire dans mes propos précités je vous propose la synthèse suivante

    1) MANQUEMENT AUX OBLIGATIONS DE LA LOI BORLOO
    · Constat d’absence de formation individuelle ou collective
    · Constat d’absence de tutorat, d’accompagnement

    2) ATTITUDE DISCRIMINATOIRE SOCIALE, induisant à une dévalorisation d’un groupe humain professionnel de l’Education Nationale
    · Décision aléatoire sur les renouvellements d’un département à un autre,
    · Décision aléatoire pour les plus de 50 ans en matière de renouvellement, (c’est à l’âge de la signature du contrat initial qui détermine les droits au renouvèlement).
    · Décision aléatoire dans certains départements de scinder à la prochaine rentrée scolaire une procédure de recrutement « assistance administrative aux directeurs » et « aide à la scolarisation des enfants handicapés »,
    · Décision aléatoire qui appartient au Pôle emploi de vérifier et décider de l’éligibilité des personnes à ces contrats,
    · Sélection aléatoire par le remplissage des compétences, et qui positionne justement ou non l’intéressé,
    · Décision de refus sur les demandes aides aux prestations sociales en faveurs des personnels de l’Education nationale, (parents isolés, études supérieures) pour l’unique raison d’être en contrat aidés et de droit privé. Nos collègues AVS, prétendent accéder à ces types d’aides.
    · Constat d’handiphobie et /ou validisme chez les plus de 50 ans,
    · Constat du glissement des Auxiliaires de Vie scolaire vers les Employés de Vie Scolaire
    · Absence de visite médicale.

    3) ATTITUDE DE MALTRAITANCE SOCIALE AGGRAVEE

    · Constat d’isolement et d’ignorance d’une catégorie socio-professionnelle vulnérable,
    · Constat de banalisation et généralisation de la précarité dans l’Education Nationale,
    · Constat de déficit de communication envers les personnes précaires, et plus précisément les EVS
    · Constat de refus de poser un diagnostic / évaluation sur le sens même du travail des EVS et du dispositif de la Loi de Cohésion Sociale,
    · Constat de rapport relationnel inexistant avec le Ministère de Tutelle,
    · Constat d’une stratégie d’atteinte à la dignité, à l’intégrité insidieuse et de façon répétée,
    · Constat d’absence de prévention pour analyser et traiter la souffrance dans un parcours professionnel institutionnel
    · Constat de mise en place de pression et notion de censure,
    · Constat d’absence de volonté politique de prise en charge réelle et sérieuse du dossier EVS pour trouver des solutions durables.

  5. Michelin Muriel dit :

    MESDAMES , MESSIEURS

    Pour votre information , l’UNCEVS ALERTE LE PARLEMENT EUROPEEN ET L’ASSOCIATION ALMA
    Nous vous souhaitons bonne lecture
    Merci
    Muriel Michelin

    Union Nationale des Collectifs d’EVS
    Co : Madame Michelin
    14 Rue du Maréchal Leclerc
    44470 CARQUEFOU
    Mobile : 06 18 99 50 43
    Courriel : uncevs@yahoo.fr Carquefou ,
    Le 18 Mai 2009
    Objet : Contrats aidés des
    Employés de Vie Scolaire
    Dans l’Education Nationale . A l’attention de Monsieur R.Moulias
    Président de l’ALMA
    A l’attention de Mme Françoise Busby
    A l’attention de Monsieur Eric Rocca

    Madame , Messieurs ,

    Par la présente , nous voulions vous signaler de la situation des Employés de Vie Scolaire génération 2006/2009 , qui arrivent à terme de leurs contrats fin Juin 2009.
    Vous trouverez ci-joint des documents vous expliquant la genèse de cette catégorie socioprofessionnelle et de sa problématique .

    Ce qui m’amène vers vous est l’émergence du constat amer de la situation « hors norme » dans laquelle nous nous trouvons à quelques semaines de notre sortie de l’Education Nationale .
    Nous avons bien identifier les mécanismes et les dysfonctionnements rendant possible la maltraitance . Elle est désormais avérée .A maintes reprises et de façon récurrente nous avons sollicité les instances gouvernementales par des innombrables courriers qui restent sans réponses et/ou transférés de service en service .
    Trois longues années de démarches répétitives avec nos partenaires syndicaux , associatifs ainsi que tous les acteurs de l’Education Nationale ou nous demandons des emplois pérennes, mais aussi de rester à nos postes au-delà de la date maximale des contrats . En vain.

    Le gouvernement reste silencieux , méprisant. Nous leur avons exprimer une infinité de situations plus ou moins dramatiques selon les interlocuteurs et les décisions qui leur appartiennent , et qui à dévoilant la souffrance d’un groupe d’humain vulnérable parce que précaire .

    C’est la mort dans l’âme que 42500 EVS (au total ) vont quitter leurs postes pour retrouver le chemin du pôle Emploi . Le postulat est donc fort simple et bien ordinaire :

    - Tout le monde sait , mais personne ne dit rien , ou n’ose dire ( tout au moins dans la gouvernance dominante actuelle )

    Pourquoi un tel mépris envers un public aussi fragile , une telle ignorance ?

    Comme nous ne considérons pas ce fléau conceptuel comme tabou , notre projet est de dénoncer sans plus tarder cette pratique , de faire constater cette intentionnalité de nuisance parce qu’elle n’est plus tolérable , et de mettre en avant les effets négatifs générés par tous les abus, les débordements et illégalités administratives , pratiqués à l’encontre de la profession des Employés de Vie Scolaire .

    Nous souhaitons que vous preniez connaissance de ce lourd dossier , très gênant parce que faisait parti de la Fonction Publique française et qu’il dérange forcement .

    Nous sommes bien évidement favorable pour une concertation collégiale entre votre association expérimentée sur le sujet de la maltraitance et la notre.
    Cela nous serait surement profitable . Vous l’aurez compris , nous devons faire vite , l’échéance est au 30 Juin 2009.

    Dans cette perspective , recevez , Madame, Messieurs, mes meilleures salutations .

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    Dans un souci d’être extrêmement claire dans mes propos précités je vous propose la synthèse suivante

    1) MANQUEMENT AUX OBLIGATIONS DE LA LOI BORLOO
    • Constat d’absence de formation individuelle ou collective
    • Constat d’absence de tutorat, d’accompagnement

    2) ATTITUDE DISCRIMINATOIRE SOCIALE, induisant à une dévalorisation d’un groupe humain professionnel de l’Education Nationale
    • Décision aléatoire sur les renouvellements d’un département à un autre,
    • Décision aléatoire pour les plus de 50 ans en matière de renouvellement, (c’est à l’âge de la signature du contrat initial qui détermine les droits au renouvèlement).
    • Décision aléatoire dans certains départements de scinder à la prochaine rentrée scolaire une procédure de recrutement « assistance administrative aux directeurs » et « aide à la scolarisation des enfants handicapés »,
    • Décision aléatoire qui appartient au Pôle emploi de vérifier et décider de l’éligibilité des personnes à ces contrats,
    • Sélection aléatoire par le remplissage des compétences, et qui positionne justement ou non l’intéressé,
    • Décision de refus sur les demandes aides aux prestations sociales en faveurs des personnels de l’Education nationale, (parents isolés, études supérieures) pour l’unique raison d’être en contrat aidés et de droit privé. Nos collègues AVS, prétendent accéder à ces types d’aides.
    • Constat d’handiphobie et /ou validisme chez les plus de 50 ans,
    • Constat du glissement des Auxiliaires de Vie scolaire vers les Employés de Vie Scolaire
    • Absence de visite médicale.

    3) ATTITUDE DE MALTRAITANCE SOCIALE AGGRAVEE

    • Constat d’isolement et d’ignorance d’une catégorie socio-professionnelle vulnérable,
    • Constat de banalisation et généralisation de la précarité dans l’Education Nationale,
    • Constat de déficit de communication envers les personnes précaires, et plus précisément les EVS
    • Constat de refus de poser un diagnostic / évaluation sur le sens même du travail des EVS et du dispositif de la Loi de Cohésion Sociale,
    • Constat de rapport relationnel inexistant avec le Ministère de Tutelle,
    • Constat d’une stratégie d’atteinte à la dignité, à l’intégrité insidieuse et de façon répétée,
    • Constat d’absence de prévention pour analyser et traiter la souffrance dans un parcours professionnel institutionnel
    • Constat de mise en place de pression et notion de censure,
    • Constat d’absence de volonté politique de prise en charge réelle et sérieuse du dossier EVS pour trouver des solutions durables.

    PIECES JOINTES : Manisfeste de l’UNCEVS « Reconnaissance des EVS » , Synthèse de présentation de l’UNCEVS, Courrier aux différentes Ministères et leurs réponses , Courrier aux différents Médiateurs et leurs réponses,, Motion unitaire , Différents compte rendu des audiences accordées, Quelques témoignages parmi une multitude des 3 points en synthèse, Quelques courriers de soutien à l’UNCEVS, parmi une multitude,, Pétition unitaire

    Co : Madame Muriel Michelin
    Carquefou
    Courriel : uncevs@yahoo.fr le 13 Mai 2009

    Objet : Contrats aidés en France

    P-J : Copie de la lettre au Président
    Du Parlement Européen A l’attention de Monsieur Brice Hortefeux
    Copie de la lettre au Président A l’attention de Mr Xavier Darcos
    De l’ALMA A l’attention de Mr Eric Woerth
    A l’attention de Mr Jean François Copé
    A l’attention de Mme Christine Lagarde
    A l’attention de Mr Jean-Louis Borloo
    A l’attention de Mr Martin Hirsh
    Madame la Ministre,
    Messieurs les Ministres,
    Monsieur le Président du groupe UMP,

    Vous trouverez en copie et pour votre information, les courriers que l’Union Nationale des Collectifs d’Employés de Vie Scolaire a fait parvenir à :

    • Monsieur Robert Moulias, Président de l’ALMA, et à sa Directrice de bureau, Madame Françoise Bosby,
    • Monsieur le Président du Parlement Européen, Monsieur Hans-Gert Rottering
    • Monsieur le Chef du Bureau d’information pour la France du Parlement Européen
    M. Alain Barreau, et son attaché de presse, Madame Dominique Robert-Besse

    Nous tenions à vous en faire part.
    Nous vous souhaitons bonne lecture de ces documents.
    Veuillez recevoir, Madame la Ministre, Messieurs les Ministres, Monsieur le Président du groupe UMP, mes salutations distinguées.

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    COURRIER AU PARLEMENT EUROPEEN

    Union Nationale des Collectifs d’Employés de Vie Scolaire
    Co : Madame Muriel Michelin
    14 Rue du Maréchal Leclerc Carquefou,
    44470 CARQUEFOU le 13 Mai 2009
    Tél mobile :06 18 99 50 43
    Courriel : uncevs@yahoo.fr A l’attention de Mr HANS- GERT ROTTERING
    Président du Parlement Européen
    Objet : A l’attention de Mr Alain Barreau ,
    Dénonciation du manquement Bureau d’information pour le Parlement Européen
    aux obligations du gouvernement A l’attention de Mme Robert – Besse
    Français de la Loi dite : Attachée de Presse du Bureau d’Information
    « Cohésion Sociale » de
    Monsieur Jean Louis Borloo.

    Monsieur le Président,

    Je me permets de vous solliciter en tant que citoyenne française, mais surtout en tant que Présidente de l’UNION NATIONALE DES COLLECTIFS DES EMPLOYES DE VIE SCOLAIRE.

    Pour mieux comprendre ma requête, Monsieur le Président, il me faut développer des contenus informatifs sur l’historique de la situation actuelle en France concernant le sujet des emplois précaires dans l’éducation nationale.

    L’association que je représente à pour objectif de lutter contre la précarité dans l’Education Nationale et de défendre la légitimité de cette profession fraîchement créée. Nos partenaires syndicaux nationaux sont un soutien fort dans nos démarches, ainsi que plusieurs acteurs institutionnels.

    Le dispositif des Employés de Vie Scolaire (EVS) et des Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) a prix une ampleur considérable dans le cadre du système d’emploi français, dans celui de
    la mise en œuvre sur la direction des écoles françaises et sur la prise en charge des enfants porteurs de handicap. C’est le Ministre, Monsieur Jean-Louis Borloo qui a mis en place cette loi dite de « Cohésion Sociale » qui porte donc son nom.

    L’organisation des recrutements s’est déroulée de la façon suivante :
    • L’ANPE (aujourd’hui le Pôle Emploi ) a été chargée de repérer et pré-sélectionner les candidats éligibles à partir des offres et des fiches de postes proposés par les employeurs.

    • Ce sont des contrats dérogatoires sous forme de C.A.E (contrat d’accompagnement à l’emploi, et de droit public) et de C.AV. (contrat d’avenir, de droit privé), tous les deux en Contrat à durée déterminée (CDD) pour une duré maximale de 18 mois
    (CAE) et de 36 mois (CAV)

    C’est donc aux côtés des enseignants dans les écoles et les collèges que les EVS et AVS et les
    Assistants d’éducation assurent des missions essentielles, tant dans l’accompagnement des élèves en situation de handicap que dans l’aide à la direction et fonctionnement de l’école.
    Par les tâches qui leurs sont demandées nos missions nécessitent des emplois pérennes, une stabilité des personnes pour ne pas déstabiliser les petits élèves handicapés, un véritable métier reconnu avec un statut spécifique, une formation valide et enfin une rémunération décente et à la hauteur de nos rôles respectifs.

    Hors, nous n’avons de cesse de d’implorer au gouvernement français diriger par le Premier Ministre, Monsieur François Fillon, à qui un courrier unitaire (voir photocopie) lui à été envoyé récemment pour une demande d’audience, de mettre un terme de façon urgente à la précarité au sein de cette grande institution qu’est l’Education Nationale, mais pour aussi stopper le « turn over » dramatique instauré par le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy.
    La succession de ces personnels est vous l’aurez compris le résultat de la durée limitée de ce type de dispositif soit disant social, et qui met en échec la politique de l’éducation nationale concernant l’intégration des enfants porteurs de handicap dans un cursus ordinaire.

    Ces situations ne peuvent plus perdurer. Cela représente un danger réel et sérieux qui favorisera tout espoir d’intégrer des enfants handicapés. Les membres du gouvernement, et notamment le Ministère de l’Education Nationale, représenté par Monsieur Xavier Darcos, n’ont pas respectés leurs engagements et n’assument en rien leurs responsabilités d’hommes d’Etat qui les incombe, en terme de gestion de ce dispositif, de cursus formation et de suivi des personnels qui ont été inexistants depuis le depuis le début de la mise en place de cette Loi Borloo.
    Il en est de même au Ministère de l’Emploi, dirigé par Monsieur le Ministre Brice Hortefeux récent successeur de Monsieur Xavier Bertrand.

    Cela fait presque 3 ans que nous actionnons la « sonnette d’alarme » à l’ensemble des institutions décisionnelles et par logique aux plus hautes autorités françaises.
    En vain, aucun effort, aucune démarche à voir un manque de volonté visible et décider pour prendre en charge le dossier de la précarité et plus particulièrement celui des EVS/AVS.

    Nous avons dernièrement saisi la HALDE (Haute Autorité de lutte contre la discrimination et pour l’égalité) et l’ALMA, (association qui lutte contre la maltraitance et négligences envers les personnes vulnérables) pour les alarmer de la dangerosité des procédés épouvantables que nous subissons.
    Nous sommes donc 42 500 EVS/AVS menacés de retrouver le Pôle Emploi, le 30 Juin 2009,
    et le gouvernement n’entend toujours pas céder sur ses objectifs de « casse » dans la fonction publique et s’apprête même à inversé sa priorité nationale :
    • L’intégration des enfants handicapés en milieu ordinaire (loi du 11/02/05)

    Oui, le Président de la République s’était engagé à faire en sorte que le droit à la scolarisation des enfants handicapés devienne une réalité pour toutes les familles. La croissance très significative du nombre d’inscription de ces petits élèves dans les écoles, va probablement prouver à la prochaine rentrée scolaire 2009/2010, que la carence en personnel existe bien, et au détriment des parents et de leurs enfants.

    Seulement, quelques grains de sable viennent enrayer ce « projet ambitieux ». En effet, pour développer un tel projet, il fallait aussi un service public de qualité, c’est-à-dire, se donner les moyens financiers et surtout des moyens humains. Nos petits salaires parlent d’eux-mêmes, 600 euros (CAE) et 800 euros (CAV), avec des temps partiels ou des mi-temps imposés sans convention collective, sans droit particulier (type de contrat bien choisis)
    sans aucune perspective professionnelle. Et nous sommes bien des moyens humains à collaborer avec les directeurs (trices) d’écoles, et pour accompagner les enfants handicapés. De fait la priorité nationale de Monsieur le Président de la République, Mr Nicolas Sarkozy était de construire une société qui se donne les moyens entre autre de faire progresser la places des jeunes handicapés. Le gouvernement français dit vouloir s’inscrire dans la lignée de la Loi du 11 Février 2005, mais il n’en est rien, absolument rien.

    Nous ne pouvons plus laisser perdurer cette situation sociale désastreuse que nous subissons depuis 3 années consécutives. Nous allons soulever ce tabou et oser l’exprimer à qui de droit puisque manifestement personne en haut lieu n’est capable de prendre des décisions favorables et positives nous concernant.

    C’est ainsi qu’à la fin du Mois de JUIN 2009, 42 500 EVS /AVS vont être remerciés après 3 années de travail exemplaire, et nous considérons avoir été une génération contrats aidés sacrifiée pour le malheur de toutes et tous, les salariés que nous sommes, les enfants handicapés et leurs familles, les enseignants, les directeurs d’écoles, et associations divers.

    Nous voulions dénoncer le fait que la précarité dans l’éducation nationale est une norme de travail quasi traditionnelles, que l’Etat français valide assurément.
    Nous voulions dénoncer le fait que les engagements du gouvernement de Monsieur Fillon concernant les contrats aidés et liés aux EVS/AVS n’ont pas été respectés (aucune formation et pas d’accompagnement, ni de tutorat ).
    Nous voulions dénoncer le fait que les hautes instances gouvernementales pratiquent la discrimination au milieu même de cette catégorie professionnelle,
    Nous voulions dénoncer le fait que la pratique de la maltraitance sociale aggravée que nous subissons est absolument aberrante et inacceptable.

    Nous voudrions que le Parlement Européen nomme un médiateur qui traite les griefs des individus ou groupe de personnes à l’encontre des institutions ou organes communautaires afin de trouver très rapidement un dénouement à l’amiable avant une catastrophe sociale annoncée, celle de la sortie gravissime des 42 500 EVS /AVS en juin 2009.

    Nous voudrions puisque le FSE contribue notamment aux actions de formation dans le cadre des contrats aidés connaître précisément d’une part les répartitions de ce cofinancement au sujet de l’organisation des formations et des parcours d’accompagnements, deux critères obligatoires qui n’ont pas été respectés dans le dispositif contrats aidés et d’autre part, de se poser la question suivante : si aucune formation et accompagnement n’ont été mis en place , quel rôle à votre cofinancement, puisque les CAV sont vides de ces actions ? A quoi et à qui ont servis vos fonds ?

    Une certitude tout de même, cela n’a pas servi à la génération des contrats aidés 2006/2009

    Nous voudrions que soit nommer une commission d’enquête pour que soit évaluer et constater les infractions et les carences à l’application de la loi dite «de Cohésion Sociale», mise en place par M. Jean Louis Borloo.

    Dans l’espoir que la lecture de ce courrier ne vous laissera pas indifférent, à l’instar du gouvernement français, je pose en vous, Monsieur le Président, la perspective que vous interpelliez très vite les dirigeants français précités qui refusent obstinément de nous accorder une ombre d’intention et d’attention.

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    COURRIER D’ALERTE POUR L’ALMA

    Union Nationale des Collectifs d’EVS
    Co : Madame Michelin

    Courriel : uncevs@yahoo.fr Carquefou ,
    Le 18 Mai 2009
    Objet : Contrats aidés des
    Employés de Vie Scolaire
    Dans l’Education Nationale . A l’attention de Monsieur R.Moulias
    Président de l’ALMA
    A l’attention de Mme Françoise Busby
    A l’attention de Monsieur Eric Rocca

    Madame , Messieurs ,

    Par la présente , nous voulions vous signaler de la situation des Employés de Vie Scolaire génération 2006/2009 , qui arrivent à terme de leurs contrats fin Juin 2009.
    Vous trouverez ci-joint des documents vous expliquant la genèse de cette catégorie socioprofessionnelle et de sa problématique .

    Ce qui m’amène vers vous est l’émergence du constat amer de la situation « hors norme » dans laquelle nous nous trouvons à quelques semaines de notre sortie de l’Education Nationale .
    Nous avons bien identifier les mécanismes et les dysfonctionnements rendant possible la maltraitance . Elle est désormais avérée .A maintes reprises et de façon récurrente nous avons sollicité les instances gouvernementales par des innombrables courriers qui restent sans réponses et/ou transférés de service en service .
    Trois longues années de démarches répétitives avec nos partenaires syndicaux , associatifs ainsi que tous les acteurs de l’Education Nationale ou nous demandons des emplois pérennes, mais aussi de rester à nos postes au-delà de la date maximale des contrats . En vain.

    Le gouvernement reste silencieux , méprisant. Nous leur avons exprimer une infinité de situations plus ou moins dramatiques selon les interlocuteurs et les décisions qui leur appartiennent , et qui à dévoilant la souffrance d’un groupe d’humain vulnérable parce que précaire .

    C’est la mort dans l’âme que 42500 EVS (au total ) vont quitter leurs postes pour retrouver le chemin du pôle Emploi . Le postulat est donc fort simple et bien ordinaire :
    Tout le monde sait , mais personne ne dit rien , ou n’ose dire ( tout au moins dans la gouvernance dominante actuelle

    Pourquoi un tel mépris envers un public aussi fragile , une telle ignorance ?

    Comme nous ne considérons pas ce fléau conceptuel comme tabou , notre projet est de dénoncer sans plus tarder cette pratique , de faire constater cette intentionnalité de nuisance parce qu’elle n’est plus tolérable , et de mettre en avant les effets négatifs générés par tous les abus, les débordements et illégalités administratives , pratiqués à l’encontre de la profession des Employés de Vie Scolaire .

    Nous souhaitons que vous preniez connaissance de ce lourd dossier , très gênant parce que faisait parti de la Fonction Publique française et qu’il dérange forcement .

    Nous sommes bien évidement favorable pour une concertation collégiale entre votre association expérimentée sur le sujet de la maltraitance et la notre.
    Cela nous serait surement profitable . Vous l’aurez compris , nous devons faire vite , l’échéance est au 30 Juin 2009.

    Dans cette perspective , recevez , Madame, Messieurs, mes meilleures salutations .

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    Dans un souci d’être extrêmement claire dans mes propos précités je vous propose la synthèse suivante

    1) MANQUEMENT AUX OBLIGATIONS DE LA LOI BORLOO
    • Constat d’absence de formation individuelle ou collective
    • Constat d’absence de tutorat, d’accompagnement

    2) ATTITUDE DISCRIMINATOIRE SOCIALE, induisant à une dévalorisation d’un groupe humain professionnel de l’Education Nationale
    • Décision aléatoire sur les renouvellements d’un département à un autre,
    • Décision aléatoire pour les plus de 50 ans en matière de renouvellement, (c’est à l’âge de la signature du contrat initial qui détermine les droits au renouvèlement).
    • Décision aléatoire dans certains départements de scinder à la prochaine rentrée scolaire une procédure de recrutement « assistance administrative aux directeurs » et « aide à la scolarisation des enfants handicapés »,
    • Décision aléatoire qui appartient au Pôle emploi de vérifier et décider de l’éligibilité des personnes à ces contrats,
    • Sélection aléatoire par le remplissage des compétences, et qui positionne justement ou non l’intéressé,
    • Décision de refus sur les demandes aides aux prestations sociales en faveurs des personnels de l’Education nationale, (parents isolés, études supérieures) pour l’unique raison d’être en contrat aidés et de droit privé. Nos collègues AVS, prétendent accéder à ces types d’aides.
    • Constat d’handiphobie et /ou validisme chez les plus de 50 ans,
    • Constat du glissement des Auxiliaires de Vie scolaire vers les Employés de Vie Scolaire
    • Absence de visite médicale.

    3) ATTITUDE DE MALTRAITANCE SOCIALE AGGRAVEE

    • Constat d’isolement et d’ignorance d’une catégorie socio-professionnelle vulnérable,
    • Constat de banalisation et généralisation de la précarité dans l’Education Nationale,
    • Constat de déficit de communication envers les personnes précaires, et plus précisément les EVS
    • Constat de refus de poser un diagnostic / évaluation sur le sens même du travail des EVS et du dispositif de la Loi de Cohésion Sociale,
    • Constat de rapport relationnel inexistant avec le Ministère de Tutelle,
    • Constat d’une stratégie d’atteinte à la dignité, à l’intégrité insidieuse et de façon répétée,
    • Constat d’absence de prévention pour analyser et traiter la souffrance dans un parcours professionnel institutionnel
    • Constat de mise en place de pression et notion de censure,
    • Constat d’absence de volonté politique de prise en charge réelle et sérieuse du dossier EVS pour trouver des solutions durables.

    PIECES JOINTES : Manisfeste de l’UNCEVS « Reconnaissance des EVS » , Synthèse de présentation de l’UNCEVS, Courrier aux différentes Ministères et leurs réponses , Courrier aux différents Médiateurs et leurs réponses,, Motion unitaire , Différents compte rendu des audiences accordées, Quelques témoignages parmi une multitude des 3 points en synthèse, Quelques courriers de soutien à l’UNCEVS, parmi une multitude,, Pétition unitaire

  6. Muriel Michelin dit :

    Enfants handicapés: une scolarisation au rabais
    Médiapart

    16 Juin 2009 Par
    Louise Fessard
    · Dans un coin de la classe, Muriel Michelin, employée de vie scolaire, et Maxime, 6 ans et demi, lancent un dé, un peu à l’écart du reste des élèves de cette grande section, à l’école Louis-Pergaud de Nantes. Selon le chiffre qui sort, Maxime doit poser le même nombre de pastilles sur un support. Enfant autiste, Maxime suit, au sein de la classe, un programme d’enseignement spécifique mis en place par une équipe pluridisciplinaire. «Quand il est arrivé, il ne parlait absolument pas, dit Muriel Michelin, 48 ans. Maintenant il a fait d’énormes progrès: nous arrivons à communiquer par la parole, il est capable de s’intégrer au groupe, d’aller vers les autres, de rester assis pendant la leçon d’histoire à la bibliothèque…»

    Quand le diagnostic d’autisme a été posé en 2005, le directeur de l’école maternelle où Maxime faisait sa petite section a renvoyé ses parents vers l’hôpital de jour. «J’ai dû batailler avec le directeur, se souvient Véronique Airault, sa maman. L’annonce du diagnostic est déjà comme une chape de plomb et, là-dessus, s’entendre dire « Gardez votre enfant, on n’en veut plus à l’école ! »» Depuis, Maxime a changé d’école.

    A force de démarches auprès de la maison départementale des personnes handicapées, ses parents ont obtenu une auxiliaire de vie scolaire, mais seulement douze heures par semaine. Maxime passe donc deux fois moins de temps que ses camarades sur les bancs de l’école. Le reste de la semaine, Véronique Airault, 38 ans, qui a cessé son activité d’esthéticienne, l’accompagne à l’hôpital de jour, chez l’orthophoniste ou encore la psychomotricienne. «Maxime est capable de rentrer dans les apprentissages, explique-t-elle. Mais il lui faut quelqu’un pour réexpliquer et recadrer les choses et il a besoin de périodes de pause car il n’est pas capable de rester concentré toute une matinée.»

    Grâce à la loi handicap du 11 février 2005, qui affirme, petite révolution, le droit de tout enfant handicapé à s’inscrire dans «l’école de son quartier», 170.000 enfants handicapés fréquentent désormais l’école de la République, soit «30% de plus qu’en 2005», rappelle Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la solidarité. Mais les associations de parents dénoncent régulièrement les conditions dans lesquelles se passe cette scolarisation et, notamment, la précarité des contrats des accompagnants.
    · Des emplois jetables

    Maxime entouré de gauche à droite de son EVS, Muriel Michelin, de sa maman, Véronique Airault, et de son enseignante, Anne-Louise Naimi (document remis).

    En trois ans, Muriel Michelin est la troisième personne à assurer ce rôle auprès de Maxime. Son contrat de trois ans arrive à terme en juin et elle prendra la porte comme les 30.000 autres employés de vie scolaire (EVS) embauchés en contrats aidés privés en 2006. «A chaque fin de contrat, une nouvelle personne sans compétences et inexpérimentée est parachutée, parfois en milieu d’année scolaire, dit Véronique Airault. Et Maxime doit se réadapter.» La directrice de l’école, Michèle Simonic, qui a déjà reçu les coordonnées de la personne remplaçant Muriel Michelin, renâcle également à la laisser partir. «Nous avons besoin de personnel stable et compétent, explique-t-elle. Là, il va falloir que je reprenne six mois pour former quelqu’un qui sera à nouveau mis au rebut ensuite.»

    Créés en 2005, par la loi Borloo, dite de «cohésion sociale», les contrats d’employés de vie scolaire (EVS), étaient censés permettre à des personnes en difficulté d’intégration (chômeurs de longue durée, Rmistes…) de réintégrer le marché du travail. Embauchés par les rectorats pour une durée maximale de trois ans, les EVS travaillent 26 heures par semaines et gagnent quelque 800 euros par mois. Malgré les promesses encore réitérées par Valérie Létard devant l’Assemblée nationale le 2 juin, les formations promises se font attendre. «A Nantes, l’ANPE a proposé, une fois, une formation d’une journée aux EVS… pour apprendre à répondre au téléphone et utiliser le clavier d’ordinateur!», raconte Muriel Michelin.

    Une situation d’autant plus préoccupante que beaucoup d’entre eux, à l’origine recrutés pour des tâches d’assistance à la direction, se sont vu confier des missions d’accompagnement d’enfants handicapés, traditionnellement réservées aux auxiliaires de vie scolaire (AVS). Là encore, sans aucune formation. C’est le cas de Muriel Michelin à qui on a demandé du jour au lendemain de s’occuper de Maxime. «J’ai pris sur mon temps libre et mon argent pour suivre deux week-ends de formation sur l’autisme donnés par une association», témoigne-t-elle. Titulaire d’un brevet d’Etat d’éducateur sportif et une maîtrise en sciences de l’éducation, Muriel Michelin n’est selon elle pas une exception parmi les EVS qui «sont la moitié à avoir au moins le baccalauréat et ont une longue expérience professionnelle du fait de leur âge, entre 35 et 50 ans». C’est pour dénoncer le «mépris dont fait preuve le gouvernement» à leur égard qu’elle a créé à l’été 2008 l’Union nationale des EVS.

    «Les textes officiels insistent sur le fait qu’être motivé suffit: c’est faux, estime Guillaume Bourget, ancien AVS qui prépare un mémoire sur le sujet dans le cadre d’un master de sciences de l’éducation. On a l’image d’un enfant en fauteuil roulant mais cette situation ne concerne que 1% des enfants handicapés scolarisés, la majorité d’entre eux (70%) ont des troubles cognitifs ou mentaux pour lesquels l’accompagnement ne s’improvise pas.»
    · «Le gouvernement fait du quantitatif»
    Le cas des EVS n’est que la dernière illustration en date d’un «immense gâchis humain» dénoncé depuis trente ans par les associations de parents qui demandent sans relâche «une professionnalisation et une pérennisation des métiers de l’accompagnement». Une issue rejetée par Valérie Létard, le 2 juin, qui a estimé que «pérenniser les AVS au sein de l’éducation nationale ne permettrait pas de répondre» au défi de la scolarisation des enfants handicapés. «Ça fait 27 ans que nos enfants handicapés servent de réponse à une politique de l’emploi», soupire Marie-Christine Philbert, présidente de la Fnaseph, enseignante et mère d’une jeune fille handicapée.

    Depuis leur apparition en 1982, les auxiliaires de vie scolaire, pour la plupart des femmes, n’ont échappé à aucun des dispositifs de contrats aidés publics: d’abord employés en TUC (travail d’utilité collective), puis en CES (contrat emploi-solidarité), puis en CEC (contrat emploi consolidé), en emplois jeunes, en CAE (contrat d’accompagnement dans l’emploi)…

    En 2003, l’éducation nationale décide de prendre enfin à sa charge les contrats des AVS, jusqu’ici portés à bout de bras par les associations. «Beaucoup ont cru à une pérennisation, mais ils ont vite déchanté», raconte Guillaume Bourget. D’abord parce que les contrats éducation nationale demeurent très précaires, généralement à temps partiel, payés 600 euros et d’une durée maximale de six ans. D’ici décembre 2009, 1.300 auxiliaires de vie scolaire (AVS), arrivés au terme de leur contrat, prendront donc également la porte. Ensuite parce que le temps d’analyse qui permettait un retour sur les pratiques et des échanges avec le reste de l’équipe éducative et médicale a disparu.

    Dernier tour de passe-passe en 2006, pour pallier «un manque cruel d’accompagnants» selon Marie-Christine Philbert, le gouvernement choisit de recruter mais sous un nouveau statut, encore plus précaire, celui des EVS. Tous statuts confondus (AVS et EVS), ils seraient aujourd’hui environ 22.000 équivalents temps plein chargés de mission d’accompagnement, selon Guillaume Bourget.

    Une multiplication des contrats précaires qui permet au gouvernement d’afficher des chiffres rassurants: le nombre d’élèves handicapés scolarisés est passé de 89.000 à 170.000 entre 2002 et 2009. «De l’esbrouffe», écarte d’un revers de main Véronique Airault. «Il suffit qu’un enfant soit scolarisé une heure par semaine pour qu’il rentre dans les statistiques. On a voulu faire croire que tout le monde était d’accord pour intégrer les enfants handicapés dans l’école mais on ne s’en est pas donné les moyens.»

  7. Michelin Muriel dit :

    MESDAMES , MESSIEURS
    POUR VOTRE INFORMATION , COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’INTERSYNDICALE NATIONALE
    NOTRE VOUS EN SOUHAITONS BONNE RECEPTION
    POUR L’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

    EMPLOIS DE VIE SCOLAIRE (EVS) : 30 JUIN, 30 000 SALARIES A LA RUE

    Il reste 9 jours avant que 30000 EVS, embauchés dans le cadre du plan de cohésion sociale de JL Borloo par le ministère de l’Education Nationale soient renvoyés au pole emploi.
    Embauchés en 2006 pour remplir des fonctions d’aide à la direction d’école ou d’accompagnement des enfants handicapés, les EVS ont rempli leur mission dans les écoles.
    L’Etat, le Ministère du Travail et le Ministère de l’Education Nationale et leurs représentants (préfets, directeurs départementaux du travail et de la formation professionnelle, recteurs), n’ont pas rempli leur part du contrat, la formation et l’accompagnement de ces salariés. Pendant trois ans, ces EVS n’ont rien eu de l’accompagnement prévu dans leur contrat en terme de formation et de suivi de projet d’insertion professionnelle.
    Réservés aux bénéficiaires du RMI et des allocations de fin de droits ou de l’AAH, l’accès aux emplois d’EVS avait permis à beaucoup d’entre eux de sortir de la situation de grande précarité dans laquelle ils étaient et de retrouver une reconnaissance professionnelle et sociale.
    Arrivés au terme de leurs contrats, le gouvernement fait fi des expériences qu’ils ont acquises au sein des équipes et auprès des élèves en situation de handicap; Il organise un turn-over général, s’abstenant ainsi d’offrir des solutions et des perspectives aux 30 000 personnes concernées.
    Dans le contexte de crise économique et sociale actuelle, la fin du contrat signifie , pour eux, un retour à la case départ, au pôle Emploi, à une plus grande précarité.

    Le Gouvernement , les ministères de l’emploi et de l’éducation nationale doivent prendre en compte la situation de ces salariés dans le cadre du plan de lutte contre le chômage et la protection des plus démunis..

    Nous exigeons une prolongation de leur contrat au delà de juin 2009.
    Nous exigeons que l’Etat, le ministère du Travail et le ministère de l’Education Nationale respectent leurs engagements en terme d’accompagnement et de formation et donnent à leurs représentants les moyens de les mettre en oeuvre.

    Les 100 000 signataires de la pétition unitaire n’acceptent pas que le 1er juillet 30 000 EVS soient jetés à la rue.

    Nous renouvelons notre demande de rendez-vous auprès du premier ministre.

    Paris , le 19 Juin 2009

    Thierry Cadart, Secrétaire Général du SGEN-CFDT
    Christian Chevalier, Secrétaire Général du SE-UNSA
    Gilles Moindrot, Secrétaire Général du SNUipp-FSU
    Catherine Perret, Co-secrétaire Générale de l’UNSEN-CGT
    Murielle Michelin, Présidente de l’UNCEVS

    Contacts presse :
    SNUipp-FSU – Mathilde Radzion (01 44 08 69 32)
    SE-UNSA – Brigitte Biardoux (01 44 39 23 93)
    SGEN-CFDT – Edith Meaume (01 56 41 51 02)
    UNSEN-CGT – Nicole Hennache (01 48 18 81 47)
    UNCEVS – Muriel Michelin (06 18 99 50 43)

  8. Michelin Muriel dit :

    Positionnement de l’Uncevs
    Sur l’Amendement n°60 et les futurs emplois durables des EVS

    Le jeudi 2 juillet, à l’assemblée nationale, le gouvernement a fait adopter l’amendement n°60 au projet de loi sur la « mobilité dans la fonction publique ». Cet amendement surprise vise à instaurer la continuité de l’accompagnement individuel des enfants en situation d’handicap dans le milieu scolaire.
    Préparé par le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, ce texte devrait permettre au monde associatif, sous réserve de la signature d’une convention, de prendre le relais de l’Education nationale pour maintenir en poste les accompagnants notamment les auxiliaire de vie scolaires (AVS) et/ou les Employés de vie scolaire (EVS sous mission similaire aux AVS).

    Cet amendement du à l’initiative de Mme la députée Montchamp, ayant fait l’objet lors de sa 1ère présentation fin juin à la même assemblée nationale, constitue bien évidement une avancée significative vers la reconnaissance professionnelle des AVS, tant réclamée par de nombreuses associations, parents, œuvrant pour l’intégration en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap depuis de nombreuses années.
    L’Uncevs se félicite, qu’à partir de son action initiée depuis juillet 2007 avec des partenaires syndicaux, politiques de tout horizon, de la société civile, associative, elle est contribuée efficacement à « sauver » l’amendement de Mme Montchamp, fruit d’une longue série de travaux de réflexions en commission parlementaire avec le monde associatif, syndical, personnalités civiles sollicité à cet effet.

    Même si l’amendement de Madame Montchamp est une nouvelle réjouissante en surface, il réserve probablement bien des surprises dès lors que l’on va en connaître les « coulisses ».

    L’objectif d’action prioritaire de l’Uncevs ne consistait pas à « sauver » l’amendement de Mme Montchamp mais à « sauver » 30 000 postes EVS-AVS actuellement envoyés sans autre solution de sortie que le Pôle emploi. Dans un contexte aggravée de crise financière, économique et sociale, alertés par nos soins, les médias nationaux, locaux n’ont pas manqué de faire savoir à l’opinion publique une singulière politique de traitement social et professionnel par le mépris systématique appliqué à une catégorie de salariés précaires de l’éducation nationale, les EVS depuis septembre 2006.

    Ce mépris, Luc Chatel, nouveau ministre de l’Education nationale, a une nouvelle fois grossièrement voulu l’effacer puisqu’il a précisé que le l’amendement n° 60 de la député Marchand concernerait les deux profils juridiques actuels, les AVS ayant disposé d’un contrat de droit public d’une durée légale de 6 ans maximale et les EVS sous mission AVS-i ayant bénéficié d’un contrat de droit privé d’une durée légale de 2 ou 3 ans maximal.

    Ainsi, dans l’optique de préparation du décret fixant les modalités d’application de cet amendement Montchamp, depuis lundi 06 juillet, le gouvernement a sollicité une nouvelle fois le monde associatif, syndical, personnalités d’horizon divers pour avis. L’Uncevs n’a pas été sollicité. Ce qui en dit long sur la considération que porte ce gouvernement à l’égard des avis éventuels d’une représentation officielle Uncevs composée d’EVS/AVS, premiers acteurs concernés par ce décret futur.

    Toutefois, de sources officieuses concordantes, l’UNCEVS voudrait éviter de penser que seules les personnes titulaires d’un baccalauréat/+ ou les personnes ayant acquis une expérience significative de 6 ans dans l’accompagnement scolaire des enfants en situation handicap seraient retenues au titre des conventions de réemploi des AVS/EVS au sein des éventuels associations signataires.
    Il nous serait fort désagréable voir humiliant pour un salarié EVS de ne pas être considéré comme accompagnant de l’enfant porteur de handicap, alors que ceux ci ont fait leurs preuves, démontré leur professionnalisme auprès de la communauté éducative, pédagogique de l’établissement scolaire
    Il faut accepter le fait parce qu’il n’est pas contestable que les EVS ont ce point commun avec leurs collègues AVS. Ce point commun est écrit dans la Loi Borloo et dans leurs contrats :

    • Ils ont été embauché (es) pour assurer les fonctions suivantes :
    - Première mission : c’est la fonction principale, assister le directeur d’école dans ses tâches administratives,
    - Deuxième mission : accompagner les élèves, en particulier les élèves handicapés.

    Dés 2007, l’Uncevs n’a pas cessé de dénoncer cet état confusionnel délibéré entretenu par le gouvernement et plus particulièrement au sein du ministère de l’education national, entre salariés AVS et salariés EVS. Nous n’avons pas cessé de dénoncer également, le glissement des EVS vers la fonction d’AVS-i, si bien que nombres d’EVS assistant de direction, pour compenser le déficit d’AVS faute de candidature enregistrée par les Inspections Académiques, se sont retrouvés contraint par obligation dû au contrat et sur ordre de leur hiérarchie à faire de l’accompagnement d’enfants handicapés au détriment de l’assistance à la direction.

    Ces faits contrôlables ne peuvent être contestés. L’enquête que demande Monsieur le Ministre, Luc Chatel, se devra forcément les révéler.

    De fait, en instituant dans le décret, l’obtention du baccalauréat ou une expérience minimale (3 ans) pour un accompagnant d’enfant en situation de handicap, cela reviendrait à « justifier » insidieusement la mise à l’écart d’une grande partie des EVS (fonction AVS-i) dont le contrat est arrivé à terme fin juin 2009.
    Le baccalauréat « n’étant pas en soi un examen professionnel qui garantirait un accompagnement humain professionnalisé », l’Uncevs considérerait comme anormale que de telles dispositions soient incluses dans ces conventions, et proposées à signature à des associations. Ce serait les amener à se rendre involontairement ou non, complice par procuration de discrimination sociale, professionnelle visant une catégorie de salariés EVS (fonction AVS-i) expérimentés actuellement sans emploi au profit des seules salariés AVS-i en contradiction même des valeurs fondamentales qui fondent leurs actions, leurs existence.

    En outre, Mr Luc Chatel a annoncé son intention d’assurer la continuité du service de l’accompagnement d’élève en situation d’handicap par un recrutement d’AVS et d’EVS (fonction AVS-i) destinés à remplacer les 5000 dont le contrat est arrivé à terme. Ce serait source de situation malsaine, voire hautement conflictuelle que s’instaure au sein de l’Education nationale un dispositif de salarié, sous des contrats juridiquement différents AVS et EVS, accomplissant des mêmes missions à compétence similaire mais se voyant offrir en fin de contrat légal des possibilités de reclassement différencié. Ce serait une grande première dans un service publique, l’éducation nationale : l’application officielle de la ségrégation sociale et professionnelle envers une catégorie de salariés : les EVS, comptant de surcroit dans ses rangs un nombre non négligeable de salariés reconnus travailleurs handicapés par la Cotorep et qui connaissent en conséquence le handicap puisqu’ils en sont personnellement concernés.

    La position de l’Uncevs est de fait la suivante :
    Dans les propositions de convention aux associations que fixera le décret en cours d’élaboration jusqu’à mi-juillet 200 , il doit être clairement stipulé que cette convention s’adresse aux AVS et EVS ayant effectué des missions d’accompagnement d’enfant en situation d’handicap, quelque soit le handicap et non par type de handicap, d’une part , et, considérés au plus juste de leur compétence acquise, valorisés dans ce domaine professionnel et non sur une base sélective d’un diplôme, d’autre part.

    Par ailleurs, Les EVS « assistants administratifs à la direction d’école » dont les contrats sont arrivés à terme au 30 juin ne sont pas concernés par cet amendement n°60, ce qui fait passer ce dernier comme un « alibi sur mesure » destiné à masquer délibérément ce nombre impressionnant de 25 000 EVS englués dès le 1er Juillet dans une réalité sociale dramatique et par une précarisation pire qu’à l’initiale.

    Le mardi 7 juillet, par communiqué de presse, le secrétaire d’état à l’emploi, Laurent Wauquier, annonce la signature d’un accord-cadre, valable 1 an, avec le PDG d’02 Guillaume Richard et le directeur général adjoint de Pôle emploi Thierry Lemerle.
    Par cette accord, Pôle emploi adressera à cette entreprise service à la personne 02 les candidatures des demandeurs d’emplois dont le contrat aidé EVS arrive à échéance. O2 s’engage à les examiner prioritairement ( ?) dans le cadre du recrutement de 2000 gardes d’enfants à domicile en septembre pour ses 120 agences.
    L’Uncevs souligne au passage que Laurent Wauquier se garde bien d’intégrer les AVS dans cet accord-cadre ne faisant ainsi qu’accentuer une forme institutionnalisée et délibérée de « mépris social » ciblée sur les EVS.
    Le PDG 02 souligne « l’expérience acquise par les employés de vie scolaire dans la garde d’enfants correspond aux compétences recherchées par le groupe… » or les EVS n’ont jamais été chargés durant la durée de 3 années de contrat d’assurer des tâches de ménage, repassage, garde d’enfants à domicile, jardinage ?…
    Il a été extrêmement choquant de lire dans son ensemble des nombreuses dépêches qui parlent de reclassement « très valorisant ». Mais de quel reclassement parle t –on ?
    Sainement, l’Uncevs avait imaginé que serait proposé de l’accompagnement aux enfants handicapés lorsque l’EVS a fait fonction d’AVS-i, (grâce à l’amendement n° 60 justement). Pour les EVS de direction, une proposition de reclassement dans des services administratifs de l’Education Nationale ou assimilés.
    Au lieu de cela, les salariés EVS se voient contraint après 3 années d’assistance à la direction et d’accompagnement d’enfant handicapé, à accepter (si elle à lieu) une proposition de reclassement très éloignée des compétences et des acquis professionnels. .Ces salariés ont du donc mal penser ou il a été mal pensé pour eux. Ces salariés ne pourront pas manquer d’exprimer leur amertume devant autant de mésestime professionnelle.
    L’Uncevs se doit rappeler que les directeurs et directrices d’écoles ont rempli à la demande des Inspections Académiques des bilans de compétences qui font éloges pour la plupart du travail performant des salariés EVS dans les deux domaines précités.
    Des représentants officiels de l’Uncevs, encore une fois, n’ont pas été sollicité au préalable de cet accord- cadre qui aurait permis à Guillaume Richard PDG d’02, Thierry Lemerle, directeur général adjoint du Pôle Emploi et au secrétaire d’Etat, Laurent Wauquier de mieux appréhender les compétences professionnelles développées des EVS ayant assuré deux fonctions distinctes.

    L’Uncevs constate par cet accord-cadre un « mépris social » déjà connu, qui se double d’un « mépris professionnel » scandaleux et ignoble à l’égard de ces salariés, actuellement demandeur d’emploi.
    En cette date du 10 Juillet 2009, plus personne n’ignore et ne peut ignorer que le dispositif « contrat aidé » est lourd de conséquences et notamment pour celles et ceux qui sont demandeurs d’un emploi durable correspondant à leurs compétences. L’Uncevs estime que ces précipitations de reclassement ne sont pas à la hauteur des objectifs professionnels des Employés de Vie Scolaire et en tout état de cause à la mesure de la dignité de 30 000 salariés EVS-AVS de ce pays.
    Elle tenait à en faire part aux EVS, AVS, au plus grand nombre d’élus, d’associations, d’entreprises privées, organisations syndicales, presses écrites et médiatiques, lecteurs et lectrices, acteurs de la société civile…. en fait, ce qui constitue le réseau partenaire de l’Union Nationale des Collectifs d’Employés de Vie Scolaire.

    Pour l’Uncevs
    Muriel Michelin, présidente
    Régis Dévoille, vice-présidente
    Yves Briand, trésorier

  9. Michelin Muriel dit :

    POSITIONNEMENT DE L’UNCEVS
    SUR LE DECRET DU 20 AOUT 2009

    Sur la question : QUI REPREND ?
    • Le décret propose que ce soit les associations en leur nom propre ou un groupement d’association.
    Qui va faire le choix des futurs recruteurs?

    Le questionnement s’oriente sur deux pistes :

    • C’est les associations en leur nom propre qui reprennent :
    - sur quels critères seront-elles retenues ? Se préoccuperont-on d’abord de leur santé financière en tant que futurs employeurs fiables, par exemple ?
    - La condition de reprise : sur quelle base de contrats ? le nombre d’heures de travail effectif ? Existera-t-il une convention collective spécifique pour le personnel repris ?
    - Combien d’associations seront candidates pour la reprise de ce personnel ? la transparence de ces candidatures sera-t-elle effective ?
    - Proposeront-elles à toutes les associations les mêmes conditions de reprises ?
    - Les risques éventuels qu’ encourent les futurs « repris » face à une politique de recrutement « isolée » ont-elles été prises en compte ?

    Ce dernier questionnement est primordiale pour l’Uncevs, car nous avons l’expérience démontrée d’une application si « anarchique » de la loi Borloo sur les contrats aidés CAV et CAE provoquant tellement de débordements et de dérapages au sein de l’éducation nationale qu’il nous paraît évident que les associations ne peuvent s’éviter d’en faire l’impasse lors de leur futur recrutement d’evs ou avs.

    La question de fond demeure la suivante si cette option était retenue
    Quelles sont les dispositions de contrôle mises en place dans les procédures de recrutement par les associations ou groupement d’associations et qui en vérifiera l’état de marche de ce nouveau dispositif ?

    • C’est un groupement d’associations qui reprend :

    - Quel sera le nombre de propositions de regroupement d’employeurs ?
    - Sur quels critères le gouvernement va-t-il faire ses choix, au cas où plusieurs groupements d’employeurs se proposeraient de reprendre les personnels ?

    L’Uncevs, ayant « bataillée » dure pour se faire reconnaître, souhaite bien évidemment connaitre toutes les modalités techniques de reprise comme elle l’a précisée dans son communiqué de presse du 21 Aout 2009.
    Quelque soit l’option retenue (associations ou groupement associations), l’Union souhaite avant tout que l’ensemble des personnels visé par cette reprise , se verra reconnu par des propositions avantageuses, de confort et de sécurité, les amenant à la construction ou consolidation de projets d’avenir professionnel cohérent, à des perspectives valorisantes de carrières , leur permettant de sortir enfin de la précarité .
    Il serait souhaitable que les acteurs publics, associatifs, qui s’engageront concrètement dans ce dispositif, fassent connaître leur engagement en toute transparence pour traduire l’objectivité des pratiques de gestions des ressources humaines respectueuses de la dignité de salariés ayant par trop par le passé fait l’objet de mépris. .L’Union sera donc attentive à ce qui lui tient le plus à cœur et qui demeure d’actualité, c’est-à-dire , la parité , l’égalité de traitement en droits aux salariés catégorie toute confondue EVS et AVS..
    Il ne saurait être question pour l’Uncevs de tolérer de revivre encore une fois des inégalités , des débordements ou des manquements source de maltraitance et de ségrégation professionnelle malvenus de la part du tissu associatif acteur de cette reprise..

    Sur la question : COMMENT REPREND-T-ON ?

    Le décret précise
    Pour les accompagnants EVS (mission AVS-I) ou AVS-I non renouvelés à ce jour, ils doivent faire une demande d’inscription à l’Inspection Académique pour être intégrer sur une liste départementale.
    C’est l’Inspecteur Académique, directeur des services départementaux, qui appréciera si la :
    • La nature particulière du handicap rend nécessaire la continuité par l’agent concerné

    Est-ce que cela revient à comprendre que la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) ne sera plus consultée ? Que la seule appréciation validée sera effectuée par l’Inspecteur d’Académie, Directeur des services Départementaux ?

    Si l’enfant à eu un besoin d’accompagnant sur un temps « T » avec une personne « X », quel motif l’Inspecteur Académique pourra-t-il évoquer pour « stopper » la continuité de cet accompagnement ?

    • Cette continuité si elle doit être validée , le sera au regard des compétences spécifiques que la personne « X » a acquise pendant la prise en charge antérieure …

    Un accompagnement antérieur dispensé depuis plusieurs années est encadré par les MDPH et toute une équipe pédagogique. Quid de comprendre que si l’Inspecteur Académique ne reconnaissait pas les compétences acquises de la personne »X » ( au point de ne pouvoir l’inscrire sur une liste sélective départementale) , comment ce même Inspecteur académique va-t-il justifier le fait d’avoir laissé un enfant handicapé être pris en charge par un accompagnant déclaré « incompétent » sur la base d’appréciation préalable offert par ce décret ?

    Cela serait une situation extrêmement gênante, voir surprenante que l’institution Académique revienne mette en doute des compétences acquises de personnes qu’elle a elle-même recruté , éventuellement formé et intégré dans une équipe pédagogique . Cela ne revient il pas à dire que l’institution fait des choix négatifs délibérés mettant en péril des enfants différents ?

    Cela demeure une véritable question de fond.

    Nous soulignons tout de même que ces prises de décisions se feront avec l’accord de la famille, qui reste au cœur du projet scolaire de l’enfant . L’Uncevs apprécie que ce droit des parents perdure .

    En attente aujourd’hui de la circulaire d’application, l’Uncevs acte que la rentrée est proche , et qu’à moins de 8 jours de cette dernière , nous sommes toutes et tous dans l’expectative la plus absolue.

    Pour l’UNCEVS
    La Présidente
    Muriel Michelin

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