L’UMP à 9,5%, le PS à 5,7% …
Par Rouen Socialiste • 10 juin, 2009 • Catégorie: A la Une •Ça fait 15 ans que ça dure, mais c’est de pire en pire ! Au soir de chaque élection, les dirigeants de tous les partis politiques défilent sur les plateaux de télé, la mine triste, et nous expliquent que la première leçon à tirer du vote, « c’est le très haut niveau d’abstention qui montre que notre pays s’enfonce dans une grave crise démocratique. » Cette rengaine, nous l’avons tous entendue 20 fois.
Mais il ne se passe jamais plus de deux jours pour que « la grave crise démocratique » soit totalement oubliée et que chacun retourne à sa cuisine habituelle.
Est-il possible de revenir sur les résultats de dimanche ? Le total des non-inscrits, des abstentionnistes et des votes blancs ou nuls représente 65,9 % des citoyens en âge de voter… Le « premier parti de France », celui qui a remporté « une éclatante victoire », le seul qui soutient la politique menée par Nicolas Sarkozy, a reçu le soutien de 9,5 % des citoyens. Et le premier parti de gauche, que l’effondrement de l’imposture néo-libérale aurait du conforter dans un rôle central, est à 5,7 %…
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Et qu’on ne nous dise pas que les Français ne s’intéressent pas à l’Europe. Lors du dernier référendum, l’abstention a été 2 fois plus faible !
La plupart de nos concitoyens, nos voisins de palier, nos collègues de travail, ne sont pas allés voter parce qu’aucune liste n’avait un projet qui semblait à la hauteur des enjeux. Tous les partis ont dit et répété que nous vivions une “crise historique” mais aucun n’a fait l’effort de proposer un projet à la hauteur des enjeux.
En février dernier, plus de 5.000 militants et élus du PS ont proposé une méthode pour muscler le projet. Nous sommes des millions à attendre un sursaut du PS et de l’ensemble de la gauche.
Vu l’histoire de ce parti, vu la qualité du travail réalisé par ses élus et ses militants, vu la richesse intellectuelle de tous les réseaux politiques, associatifs, syndicaux ou universitaires de notre pays, en quelques mois, il est possible d’organiser un sursaut intellectuel et politique de l’ensemble de la gauche. A condition de le vouloir et de, très vite, nous en donner les moyens.
Si nous ne sommes pas capables d’organiser ce sursaut, les régionales de 2010 et les présidentielles de 2012 verront s’aggraver la « grave crise démocratique dans laquelle s’enfonce notre pays »…
Extraits d’un article de Pierre LARROUTUROU, économiste et ancien Délégué national Europe du PS qui vient de publier “Crise, la solution interdite”.
Le Blog de Pierre Larrouturou
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Le bilan de tout cela c’est qu’en effet la constitution d’une Union des Gauches n’aura une chance de se réaliser qu’à la suite d’une révolte coordonnée des adhérents et sympathisans intelligents contre les gens d’appareils et les idéologues sectaires qui y vivotent.
Autrement dit, il est temps de commencer à se réunir, de façon trans-partisane, pour préparer une rentrée très chaude aux technostructures !
Thomas MARCY (Militant PS de Rouen)
tmarcy@worldonline.fr
A chaque scrutin, entre 40 et 60% d’abstentions : on sait que, d’une part, tous les extrêmistes -de droite et de gauche- votent, que, d’autre part, la droite, le + souvent -par crainte de la gauche!!!-, va aux urnes. OBJECTIVEMENT -et c’est essentiel-, les absentionnistes, dans leur grande majorité, ont donc intérêt à ce que la gauche soit aux commandes. Le seul challenge est de les en convaincre et donc de proposer un projet qui les motive et les incite à voter. Que l’on ne nous dise pas que le réservoir de l’électorat de gauche est vide ! Je le répète : OBJECTIVEMENT, c’est faux. Quand tirera-t-on de cette évidence les conclusions qui s’imposent ? Une vraie poilitique de gauche, EQUITABLE, allant donc AU-DELA de la justice sociale (même la droite parle de justice sociale, troublant volontairement les pistes !), à la fois vraiment généreuse pour ceux qui en ont VRAIMENT besoin et exigeante envers tous, est à mettre sur pied. Pour cela, il va falloir parler VRAI et ne pas craindre de bousculer les nantis de tout poil….choisir son camp, en un mot. Bousculer les fameux “riches”, avec discernement, mais aussi s’en prendre à tous les planqués, tous les outrancièrement “avantagés”, fiscaux entre autres à tous les égoïsmes -on en rencontre partout, et parfois même dans son propre miroir. Les gens de gauche qui en font partie -et il y en a !!!- l’admettent-ils et sont-ils prêts à partager, -puisque il faut partager autrement - et cependant à rester à gauche -? Ou bien quitteront-ils le bateau , comme tant de leurs semblables ? On est pour la solidarité, certes…mais ce sont “les autres” qui doivent être solidaires…