Vieillir est une chance !
Par Rouen Socialiste • 19 nov, 2009 • Catégorie: Politique •Michèle Delaunay a enthousiasmé le public par sa présentation non conformiste du vieillissement : “Vieillir est une chance !” Le compte-rednu est ici : les-seniors-dans-la-cite
Députée de Gironde et auteur d’un rapport sur la politique de l’âge, elle répondait à l’invitation de Valérie Fourneyron à débattre de la place des seniors dans la cité, ce 18 novembre. Près de 200 personnes étaient réunies autour des deux Députées et de Daniel Reguer, sociologue, Bernard Ennuyer, directeur d’un service d’aide à domicile, et Charlotte Brun, secrétaire nationale du PS en charge des personnes âgées, handicap et dépendances.
Fort est de constater que le politique ne s’est pas encore pleinement saisi de ce fait majeur. La politique de l’âge, loin d’être cantonnée à une politique d’assistanat et de prise en charge de la dépendance, peut être aussi celle du mieux vieillir ensemble. Une politique qui nécessite une attention de tous les instants. Permettre à chacun de s’épanouir dans sa vie sociale. Faciliter l’accès de tous aux lieux qui permettent la pratique des activités citoyennes, culturelles, sociales et physiques de son choix.
Principaux obstacles identifiés : la disparité des revenus (le minimum vieillesse est inférieur au seuil de pauvreté), l’adaptation des logements, et la privation de fait de la liberté d’aller et venir dont souffrent plus de 900 000 français.
Un autre frein majeur : le regard que l’on porte sur les seniors. Cela est particulièrement prégnant dans le monde du travail. En dépit de tous les discours sur le report de l’âge de départ à la retraite, l’âge moyen de cessation définitive d’activité est en effet de 58 ans, avec des difficultés majeures d’accès à l’emploi passé 50 ans.
Enfin, l’appréhension de la dépendance reste insuffisante. L’accueil dans une résidence pour personnes âgées est subie et non choisie par une majorité de personnes âgées. L’aide repose aussi très souvent sur les familles et notamment les femmes. Et reste en l’absence d’un 5e risque de l’assurance maladie, très insuffisamment prise en charge financièrement.
En conclusion, un débat fédérateur pour que chacun s’investisse dans la vie citoyenne et fasse de Rouen une “ville amie de l’âge”.
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