Fabius redoute «un triple coup de bambou» après les régionales
Par Rouen Socialiste • 5 fév, 2010 • Catégorie: A la Une •Laurent Fabius a pris la parole lors de notre banquet Républicain jeudi 4 février à Rouen, ses propos sont repris par Libération
ECHOS DE CAMPAGNE J-40 Fabius anticipe les coups
HAUTE-NORMANDIE - Venu à Rouen soutenir le président sortant (PS) de Haute-Normandie, Alain Le Vern, Laurent Fabius, homme fort de la Seine-Maritime, a mis en garde, jeudi soir, contre «un triple coup de bambou» que prépare le gouvernement pour l’après-régionales. Offensive, prédit l’ex-Premier ministre socialiste, sur le plan social: «les licenciements aujourd’hui différés, la précarisation de la Fonction publique et la remise en cause des retraites». Fiscal: «la nouvelle taxe carbone et plusieurs prélèvements supplémentaires». Et territorial avec «la suppression des conseillers régionaux et le nouveau mode de scrutin antidémocratique» dans le cadre de la réforme des collectivités. (crédit photo: AFP Xavier Leoty)
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QUI A DIT ?
« J’apprends que le Rainbow Warrior a sauté et qu’un photographe a perdu la vie (…). Je ne m’alarme pas particulièrement. Mais les journalistes, en particulier ceux du journal Le Monde, font leur travail et on voit bien qu’il y a tout de même quelque chose de pas très catholique dans cette histoire. En tant que premier ministre, je vais réagir… »
http://www.midilibre.com/articles/2010/02/11/A-la-Une-Fabius-aussi-a-dit-un-jour-pas-tres-catholique-1108608.php5
Les propos de Laurent FABIUS ne sont ni de la politique fiction, ni une vue de l’esprit : c’est tout simplement l’agenda politique du gouvernement de “l’après-régionale” . C’est une mise en garde que nous devons avoir à l’esprit car, si victoire de la gauche en mars, les élections régionales ne seront pas une fin en soi. Nous ne sommes qu’au début d’un rude combat.
Georges Frêche est habitué des dérapages verbaux. Ils ne sont pas spontanés ni involontaires, ils sont calculés et misent sur la possible ambigüité, comme ici sur l’expression “pas très catholique”. Cette méthode appartient à l’extrême droite, Le Pen en a usé maintes fois. Le PS a bien fait de l’exclure du PS, puis de présenter sa propre candidature aux régionales contre lui.