Trois Régions solidaires pour le TGV Paris-Normandie 7
A l’occasion du colloque « Seine d’avenir » réuni au Havre le 4 mai, Alain LE VERN, Président de la Région Haute Normandie, Jean-Paul HUCHON, Président de la Région Ile-de-France et Laurent BEAUVAIS, Président de la Région Basse Normandie ont confirmé leur attachement à la réalisation rapide du projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) Normandie.
Ce projet ouvrirait, par un tracé en Y, les deux régions normandes au réseau TGV européen et renforcerait l’attractivité internationale de l’Ile-de-France et des Normandie.
Ils plaident pour que ce projet desserve de manière équilibrée les deux régions normandes et en particulier les deux capitales régionales Caen et Rouen ainsi que l’ensemble des villes de l’axe Seine.
« Les 25km du Mantois et la création d’une gare sur la rive gauche de Rouen sont deux projets qui doivent être menés conjointement et qui constituent un préalable incontournable » a déclaré Alain Le Vern.
Pour Jean Paul Huchon : «la création d’une ligne à grande vitesse entre l’Ile de France et les deux Normandie est une nécessité, ainsi en créant cette ligne reliée à l’aéroport international de Roissy via la Défense, l’attractivité de ces territoires sera renforcée ».
« Le Y est devenu pour moi la plus belle lettre de l’alphabet. Toutefois, j’aborde ce projet avec pragmatisme et ambition. L’ambition de donner à la Basse-Normandie toute sa place en abordant le dossier de la LGV dans une perspective pleinement normande et le pragmatisme qui doit prévaloir dans les dossiers de cette ampleur » a conclu Laurent Beauvais
Les trois Présidents de Région proposent également que la nouvelle LGV relie les Normandie à l’aéroport international de Roissy.
Pour cela, ils souhaitent la création d’une liaison à grande vitesse entre La Défense et l’aéroport de Roissy qui se raccrocherait à la rocade des TGV en Ile de France.Enfin, les 3 Présidents de Région ont posé la question de la place de l’Etat dans ce dossier, l’Etat dont ils ont regretté l’absence dans ce colloque.


Franchement, quel intérêt que Rouen, ou même le Havre soient déservie par une ligne TGV au départ de Paris.
Il est extrêmement plus urgent de rétablir une desserte expresse et régulière fiable !!!
Cela est d’ un véritable intérêt général pour la majorité des « USAGERS » de la ligne Paris-Rouen-Le Havre !!!!
Xavier, l’urgence de fiabiliser la desserte a été défendue par Alain Le Vern, qui ne veut pas qu’une nouvelle fois un projet irréaliste puisse reporter aux calendes grecques l’amélioration tant attendue. Commençons par doubler la ligne en Ile de France et construire la nouvelle gare de Rouen qui sont les conditions incontournables de cette amélioration. Ensuite, si le TGV doit se faire, pourquoi pas…
Bonsoir,
Quel est l’intérêt de dépenser des milliards d’euros pour un train de prestige qui fera gagner 10 à 15 minutes sur Paris Rouen avec le doublement du prix du billet, la suppression de nombreux trains inter cité ?
Je pense que pour la moitié du prix d’une ligne TGV l’amélioration des dessertes par un doublement des voies existantes permettrait de rendre un service de meilleure qualité et d’une plus grande régularité !
Moi, qui comme beaucoup de nos élus nationaux, fréquente assidument cette ligne il est devenu insupportable de devoir partir partir à 6H00 du matin pour être certain de ne pas être en retard à Paris pour 09H00 !!!
Tout ceci a tout de même un petit avantage : avec tous les bons de retard que m’envoie le service régularité j’ai un aller-retour Rouen/Toulon gratuit par an ou la je prends le TGV qui a toute son utilité sur la grande distance
S’enfermer dans un projet aussi pharaonique, totalement déconnecté des réalités et des demandes des usagers est complètement irresponsable !
Ce que nous voulons, ce sont des améliorations rapides sur les lignes existantes. Alain Le Vern plaidait il y a quelques temps encore pour le doublement du mantois et des réfections ciblées : un plan rapide à mettre en œuvre et plus responsable au niveau des finances. Pourquoi un tel renoncement devant les sirènes sarkozistes du Grand Paris ? Qui trinquent ?
Les usagers dans un premier temps.
Les contribuables si le projet aboutissait !
Renoncez pendant qu’il en est encore temps !
Tout ce qui touche aux infrastructures ferroviaires est nécessairement coûteux et complexe : le doublement du mantois (Nanterre-Mantes plus exactement) coûtera entre 4 et 5 milliards d’euros, dont 500 millions pour le seul contournement de la gare de Mantes. Cela reste la priorité absolue, ainsi que la nouvelle gare de Rouen. La condition fixée par Alain Le Vern pour accepter le projet global lié au Grand Paris était que le débat public puisse se tenir en 2011 pour ne pas retarder ces investissements. Cet engagement a été tenu par RFF.
L’avantage de ce débat, qui n’est pas encore terminé, aura été de faciliter un consensus entre de nombreux décideurs. Ces investissements à Rouen et dans le mantois ne faisaient pas consensus jusque récemment. A présent, la Région Haute-Normandie, les villes de Paris, de Rouen et du Havre, le Département de Seine-Maritime défendent une position commune dans le débat public. Cela ne pourra que faciliter la réalisation de ce projet.
Je n’ai pas encore lu les cahiers d’acteurs de ces collectivités mais la Basse Normandie, que pourtant vous citez dans votre article, ne mentionne absolument pas ce projet dans son cahier d’acteur.
Si effectivement, le doublement du mantois a lieu rapidement, ce serait une très bonne chose. Mais j’ai peur que le débat public sur la lnpn ne soit là que pour retarder le projet du mantois. Ne faudrait-il pas avoir une position claire comme les verts qui disent clairement que ce projet passe avant tout autre ? non ?
allo ?