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L’Etat fait payer l’austérité aux sans domicile fixe

Par Rouen Socialiste • 1 juil, 2010 • Catégorie: A la Une, Politique

A l’occasion du Conseil municipal du 2 juillet, le groupe des élus socialistes s’opposera vigoureusement à la politique d’austérité de l’Etat pesant sur l’hébergement d’urgence des sans domicile fixe, en particulier à Rouen.

Ce domaine est en effet du domaine de compétence et du financement de l’Etat, lequel semblait pourtant avoir pris en compte l’urgence. « Je veux que d’ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir », déclarait Nicolas Sarkozy en 2006.

Pourtant, la réalité des décisions est en contradiction totale avec ce discours. En Haute-Normandie, le budget des Directions Départementales de la Cohésion Sociale est en baisse de 11% en 2010 : il passe de 32,9 M€ à 29,2 M€.

Cela se traduit par des diminutions sans précédent des financements pour les accueils de jour et d’urgence puisque l’enveloppe allouée par l’Etat ne représente qu’environ le quart des besoins.

De plus, une circulaire du 26 mai 2010 du Secrétaire d’Etat au logement Benoît Apparu donne consigne stricte aux Préfets de ne pas ouvrir de place supplémentaire d’hébergement d’urgence.

A Rouen, l’enveloppe allouée par l’Etat à l’Escale, à la Chaloupe et à la Pause est divisée par deux. Là où l’Etat allouait 186 000 € en 2009, il n’en financera que 95 000 € en 2010.

La situation est inquiétante, puisque le service rendu par ces structures, voire leur pérennité, sont remis en cause.

La situation est inquiétante également pour les autres structures rouennaises telles que l’Autobus, le Lien, le 115, le centre d’hébergement du Bouvreuil de l’ONM, St Paul, les résidences sociales (ADOMA, AFTAM, foyers de jeunes travailleurs), l’accueil des gens du voyage, les associations d’insertion (CLAP, ASTI). Inquiétante enfin, la diminution des financements pour le plan hivernal.

La situation économique actuelle nécessite une attention redoublée pour l’hébergement des plus démunis. En France, le nombre de sans-abri varie de 15 000 à 100 000, selon que l’on envisage les sans-abri permanents et les sans-abri occasionnels. En outre, près de 2 millions de personnes sont en difficulté de paiement de leurs loyers et 500 000 dans une situation d’impayés de loyers.

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